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 Général Emile FAYOLLE

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MessageSujet: Général Emile FAYOLLE   Lun 12 Juin - 11:57

post de jupiter

Marie Émile Fayolle (14 mai 1852, Le Puy-en-Velay - 27 août 1928, Paris) était un officier
militaire français pendant la Première Guerre mondiale, nommé Maréchal de France.

Fayolle étudia à l’École polytechnique (Promotion X 1873). Il fait carrière dans l’artillerie et enseigne notamment les tactiques d'artillerie à l'École supérieure de Guerre (1897). Promu général de brigade en 1910, il prend sa retraite en 1914.




Après la déclaration de guerre, en août 1914, Fayolle est rappelé et placé à la tête de la 70e division. Sa carrière fit de rapides progrès, sans doute en raison du limogeage de nombreux généraux par le commandant en chef, Joseph Joffre. Il est nommé général de division à titre temporaire en 1915, puis général de division à titre définitif en 1916.

En février 1916, Fayolle, alors à la tête d’un corps d’armée, est nommé au commandement de la VIe armée française. Durant l’été 1916, les offensives dans la Somme qu’il mena obtinrent peu de succès. Malgré cet échec et le remplacement de Joffre par Nivelle, l’aura de Fayolle resta grande.




Transféré à la tête de la Ire armée au début de 1917, Fayolle obtint le commandement du Groupe d'armées du Centre lors du remplacement de Nivelle par Pétain en mai : Fayolle ayant la même formation que Pétain comprenait l’importance de l’artillerie.

Le 16 novembre 1917, Fayolle fut nommé Commandant supérieur des troupes françaises en Italie et y est envoyé à la tête de six divisions pour renforcer le front italien après le désastre de Caporetto. Il resta en Italie jusqu’en mars, date à laquelle il fut rappelé pour commander le Groupe d’Armées de Réserve. Ces unités (55 divisions) jouèrent un rôle important lors de la grande attaque allemande de mars 1918.
Ayant été victorieux lors de la seconde bataille de la Marne, le groupe d’armées fut au centre du front lors de l’offensive alliée de l’automne 1918. Avec Charles Mangin il occupait Mayence et la rive gauche du Rhin le 14 décembre 1918.





Dans les Cahiers Secrets de la Grande Guerre, le maréchal Fayolle évoque cette journée du 20 août 1914 :

« Le 20e corps, lancé en avant, était flanc-gardé sur sa gauche, en Lorraine annexée, territoire purement français, par les 68e et 70e divisions de réserve. Cette dernière unité se trouvait déployée à 20 kilomètres au N.N.E de Nancy sur un front de 9 km.
Poussés en avant des hauteurs du Grand Couronné de Nancy, des détachements de la 59e division de réserve y furent ainsi rejetés par la 33e division de réserve allemande, formation qui comprenait la brigade active bavaroise en garnison à Metz ;

Je reviens à mon P.C. à l’est de Malaucourt et y apprend que la 68e division est enfoncée. Bientôt, en effet, on voit des éclatements sur la crête 296. Ordre à un bataillon du 237e d’aller au bois des Fourasses et de le reprendre s’il y a lieu, au 360e de se porter sur Jallaucourt et la crête 296…Ce mouvement réussit, l’offensive allemande est arrêtée…Ce succès a fait le meilleur effet sur les troupes. Rôle brillant des deux batteries Galtier qui en détruisent trois ennemies, ou à peu près. Elles étaient visibles…Le général Durand qui passe, me dit que l’Armée a subi un échec devant Morhange…La nuit va tomber. Je compte bivouaquer sur ma position quand arrive l’ordre de retraite. Je retourne sur le Couronné de Nancy par une marche de nuit…Nos troupes ont bien tenu sous les obus. En allant à Jallaucourt, je trouve le flot des fuyards du 234e qui s’en vont bêtement, non poursuivis. Leur colonel est affolé. Plus tard, j’arrête le 206e dont le colonel est tué, un monsieur très chic. Effet des obus allemands faible. A la 59e division, le commandant est relevé de son commandement.

Le 20 août fut un baptême du feu fort bénin pour la division Fayolle. Ses pertes furent insignifiantes, la 10e Division d’Ersatz qui se trouvait devant elle n’ayant pas eu le temps de s’engager à fond. Au contraire, à l’est de la cote de Delme (405 m), d’où les Allemands dominaient ce grand paysage lorrain, et devant Morhange, les 3 divisions françaises (68e, 39e, 11e) furent attaquées et battues par 4 ou 5 unités ennemies. D’où la retraite…et les fuyards. »




Après la guerre, il est nommé en 1920 au Conseil supérieur de la Guerre, et exerce les fonctions d'inspecteur général de l'aéronautique de 1921 à 1924. Le titre de maréchal de France lui est décerné le 19 février 1921. Il est chargé de conduire au Canada une mission de gratitude pour son aide durant la Guerre et remet au gouvernement de ce pays un buste en bronze d'Auguste Rodin baptisé La France.

Fayolle décède le 27 août 1928. Son corps repose aux Invalides.

Durant la Guerre, il avait tenu un journal, publié tardivement sous le titre de Cahiers secrets de la Grande Guerre (Plon, 1964).
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