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  L'Archiduc François Ferdinand

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Messages : 3358
Date d'inscription : 18/02/2008

MessageSujet: L'Archiduc François Ferdinand   Lun 12 Juin - 11:36

post de jupiter




Extrait de Wikipédia

François-Ferdinand naquit le 18 décembre 1863 à Graz (Styrie) et se maria le 1er juillet — ou 28 juin 1900 en la chapelle du château de Reichstadt (Bohême) avec la comtesse Sophie Chotek de Chotkowa et Woguin, "Princesse souveraine" de Hohenberg, aujourd'hui Zákupy en République tchèque. Son père, l'archiduc Charles-Louis, époux en secondes noces de Marie de l'Annonciation des Deux-Siciles Princesse des Deux-Siciles, était le frère cadet de l'Empereur d'Autriche et Roi de Hongrie François-Joseph Ier.




Neveu de ce dernier, François-Ferdinand releva le titre de la branche autrichienne de Modène (issu du mariage de l'archiduc Ferdinand avec Marie-Béatrice d'Este en 1771) dont le dernier duc, François V, était mort sans enfants en 1875. Il se rapprocha du trône impérial à la mort de son cousin germain l'archiduc héritier Rodolphe, mort de façon mystérieuse (voire scandaleuse) à Mayerling, le 30 janvier 1889, en compagnie de sa maîtresse de 17 ans Marie Vetsera; Il avait alors 24 ans, était célibataire et d'un caractère renfermé porté à la misanthropie alors que son jeune frère Othon, surnommé "le bel archiduc", plein de charme et menant une vie de jouisseur était déjà père de famille depuis plusieurs années.
Atteint bientôt de tuberculose, il vit la cour se détourner de lui ce qui accentua son mépris pour les milieux curiaux.
Il devint bientôt héritier en titre à la mort de son père mort de la fièvre typhoïde pour avoir voulu boire de l'eau du Jourdain lors d'un pèlerinage en Terre Sainte en 1896.

François-Ferdinand avait alors près de 32 ans. Il avait vaincu sa maladie mais était toujours célibataire. Son mariage devenait une obligation d'état et agitait les cours, les ambassades et les chancelleries...

Une cousine, l'archiduchesse Isabelle, femme de l'archiduc Frédéric, (chef de la branche de Teschen et frère de la reine Marie-Christine d'Espagne) était mère de sept filles. Elle aurait volontiers vu l'une d'elle sur le trône austro-hongrois. En effet, l'archiduc lui rendait assez souvent visite. Un jour, celui-ci ayant oublié sa montre à gousset, elle se permit de l'ouvrir espérant y voir le portrait ou la photographie de la future impératrice et reine. La vision la remplit de stupeur puis d'effroi puis de haine : ce n'était pas la photographie d'une de ses filles mais celle d'une de leur dame d'honneur, une femme célibataire de 30 ans, de sang noble mais non royal. Elle chassa immédiatement la dame d'honneur mais, chevaleresque, l'archiduc voulut effacer l'affront fait à la dame de ses pensées en l'épousant. Son frère " le bel archiduc" lui conseillait en revanche d'en faire sa maîtresse.

Ce mariage avec une femme, certes issue de la vieille noblesse de Bohême mais non de sang royal causa un terrible problème à l'Empereur. En effet, pour épouser cette femme, François-Ferdinand aurait dû, suivant les règles de succession à la couronne, renoncer au trône. Son frère Othon serait alors devenu l'héritier du trône austro-hongrois. Mais Othon était un débauché notoire à la vie publiquement scandaleuse. L'Empereur décida, en désespoir de cause, que François-Ferdinand conserverait son rang de succession mais que son épouse ne pourrait être associée au trône et que leurs enfants ne pourraient être dynastes, ce que François-Ferdinand accepta non sans aigreur ni peut-être sans arrière-pensées. En compensation, l'empereur conféra à l'épouse de l'archiduc le titre de "Fürstin" (Princesse Souveraine) puis Duchesse de Hohenberg et le premier rang à la cour après les membres de la famille impériale... ce qui la faisait quand même passer après les enfants en bas âge lors des (nombreuses) cérémonies publiques, ne lui permettait pas d'être assise dans la loge impériale à l'opéra ou au théâtre (elle ne pouvait donc être assise à côté de son mari) etc. L'archiduc, son mari, vivait cette situation comme une injure.




Le couple mena une vie retirée. Il eut deux garçons et une fille.

Profondément slavophile, l'archiduc ne cachait pas qu'à son accession au trône, il transformerait la monarchie dualiste (Autriche-Hongrie) en monarchie trialiste et donnerait aux populations slaves de ses empire et royaumes les mêmes droits qu'aux populations germanique et magyare. Si ce programme causait peu de réaction en Autriche, il était, en revanche des plus impopulaires dans les cercles de pouvoir hongrois.

L'archiduc et son épouse furent assassinés à Sarajevo le 28 juin 1914 par un étudiant nationaliste serbe, Gavrilo Princip. Sa mort poussa l'Autriche-Hongrie à déclarer une "guerre préventive" à la Serbie.




Ce fut l'événement déclencheur de la Première Guerre mondiale.


Les circonstances du voyage d'inspection de François-Ferdinand à la suite des grandes manœuvres organisées en Bosnie-Herzégovine semblent avoir favorisé les assassins :

Le jour choisi, 28 juin, était l'anniversaire de la défaite des Serbes à la bataille de Kosovo en 1389 face aux Ottomans. Le voyage de l'Archiduc Héritier, Inspecteur Général des Armées, était considéré par la minorité serbe comme une provocation.
Bilinski, ministre en charge de l'administration de la Bosnie-Herzégovine à Vienne, refusa également de tenir compte de l'avertissement de l'ambassadeur de Serbie à Vienne, Jovan Jovanovic, affirmant qu'un attentat était en préparation.
L'ordre du grand-maître de la cour, le pointilleux prince de Montenuovo, de ne pas rendre les honneurs militaires au couple (et donc de retirer la troupe - 40 000 hommes - de Sarajevo), au motif que la duchesse de Hohenberg n'étant pas membre de la Famille Impériale n'était pas en droit de les recevoir, priva le couple d'une protection militaire efficace.




Un premier attentat eut lieu sur le parcours menant à la réception prévue en l'honneur du visiteur princier mais que l'archiduc fit échouer : par un réflexe adéquat, il repoussa une bombe lancée par un des conjurés. Pendant la réception qui suivit, il fit part de son mécontentement aux autorités locales puis décida d'aller visiter les victimes à l'hôpital. Le chauffeur, n'en n'ayant pas été averti, faillit commettre une erreur d'itinéraire et, sur ordre de l'archiduc, s'arrêta au milieu de la foule pour entamer une marche arrière. Ce faisant, il mettait involontairement le couple à portée de tir de son assassin qui, après le premier attentat manqué, avait pourtant renoncé à accomplir sa tâche.
L'assassinat de François-Ferdinand arrangeait beaucoup de monde. Le comte Tisza, Premier ministre de Hongrie, fut même soupçonné d'y avoir participé car à l'annonce de la mort de François-Ferdinand, qui lui était franchement hostile, il s'exclama en plein Parlement à Budapest : « La volonté de Dieu s'est accomplie ! ».


Inhumation de François-Ferdinand de Habsbourg et de Sophie, duchesse de Hohenberg

Avant sa mort, l'archiduc François-Ferdinand prit la décision de faire ériger une chapelle à Artstetten où il voulait reposer en compagnie de son épouse, Sophie. Celui-ci craignait qu'étant membre de la maison Impériale et Royale, l'Empereur François-Joseph Ier, en tant que chef de famille, ne prit la décision de le faire inhumer, suivant la tradition, dans la crypte des Capucins à Vienne, la duchesse de Hohenberg, sa femme n'ayant pas droit à cet honneur.




Les obsèques eurent lieu à Vienne en présence de l'Empereur, de la Famille Impériale et Royale, des enfants du couple et des officiels autrichiens. L'inhumation, dans la chapelle funéraire du château d'Artstetten, fut une cérémonie privée.




Les orphelins Hohenberg furent recueillis par l'archiduchesse Marie-Thérèse de Bragance fille de Michel Ier de Portugal et veuve de leur grand-père paternel, l'archiduc Charles-Louis.




Deux ans après Sarajevo,(1916) pendant la bataille de Verdun, l'archiduchesse Marie-Thérèse suggéra à l'Empereur allemand Guillaume II le rétablissement de la souveraineté de l'ancienne Lorraine ducale au profit de Max, l'aîné des Hohenberg, afin d'« aplanir » le contentieux franco-allemand, mais se heurta à un refus.




Les deux branches (maison de Lorraine), subsistent toujours de nos jours :
la branche aînée mais morganatique des Hohenberg,
et la lignée issue de l'empereur Charles Ier d'Autriche. Son fils Otto de Habsbourg en est aujourd'hui le chef.
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