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 Bataille de Verdun: le fort de Vaux et ses occupants juin 16

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MessageSujet: Bataille de Verdun: le fort de Vaux et ses occupants juin 16   Lun 12 Juin - 2:00

post de Ir 76 de Hambourg

J'essaye de faire de la micro histoire autour des combats qui ont eu lieu du 1er au 6 juin 1916 dans le fort de Vaux. point important de cette terrible bataille de Verdun commencée le 21 février et terminée en novembre 1916.

Ce fort, construit en 1884 a été désarmé en 1915, comme la plupart des forts de la région,
La seule tourelle de 75 qui restait a été détruite en février, lors du début de l'offensive.

Quatre mois après l'offensive allemande, le fort se retrouve en première ligne supportant le choc de la 50eme division allemande.
Début mars déjà des combats avaient eu lieu autour du fort mais pas dedans.

Les allemands vont, avant d'attaquer le fort, se concentrer sur la rive droite et prendre la côte 304 et le Mort-Homme. Le 2 juin, le 15ème corps de reserve allemand démarre l'attaque du fort.

Jusqu'au 2 juin, les fantassins français sont en ligne devant le fort prévenant une attaque qu'ils croient chaque jour imminente. Le 24 mai, le commandant Raynal est nommé pour défendre le fort. Ils revient de convalescence car il a été blessé deux fois grievement depuis le début de la guerre.

Avant le 2 juin, le fort est défendu par la 6eme compagnie du 142eme RI et par un détachement d'artilleurs et du génie.

Après le 2 juin, les fantassins qui tenaient les abords du fort sont obligés de se réfugier à l'intérieur: on retrouve des hommes d'autres compagnies du  142eme RI, des hommes du 101eme RI et des mitrailleurs.

Le 2 juin, le fort est entièrement encerclé. 500 hommes au moins sont pris au piège à l'interieur du fort. Les vivres sont peu abondantes mais il y a une citerne de plus de 5000 litres d'eau potable.

Un bombardement terrible a lieu cette nuit du 2 au 3 juin. Au petit matin des pionniers allemands placent des charges explosives sur le toit. Et puis vous connaissez l'histoire...Les combats ont lieu de jours comme de nuits, sans arrets.
Sentant que la partie est perdue, le commandant Raynal décide, dans la nuit du 5 au 6 juin, de laisser partir une centaine d'hommes valides pour rejoindre les lignes françaises.
Pendant ce temps deux compagnies du 238me et deux autres du 321eme RI contre attaquent au pied du fort...il n'y aura que 22 survivants au 238eme RI...

A six heures du matin, le 6 juin, le commandant propose la reddition. Les allemands lui présenteront les honneurs et le kronprinz lui offrira un poignard de tranchée allemand puis plus tard un sabre pour lui temoigner de son estime.

Le lendemain une contre-attaque infructueuse a lieu menée par le 2eme zouave et le RICM.

Liste des tués et blessés du fort de Vaux (mais il en manque encore beaucoup: où les trouver?)

Albert Charles Besson, aspirant à la 2e compagnie du 119e régiment d'Infanterie (matricule 6222 (active)), grièvement blessé le 26 décembre 1916 à Bezonvaux ;
Albert Calixte Besson, 2e classe au 114e Bataillon de Chasseurs, tué à l'ennemi le 23 juin 1916 à Froide Terre devant Verdun
Pierre Marie Lepipec Soldat au Régiment dInfanterie Coloniale du Maroc tué le 8 juin au fort de Vaux
André Curan, caporal à la 11e compagnie du 53e Régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi le 4 juin 1916 au fort de Vaux
Georges Gallion,né le 2 mai 1897 à Koné, Nouvelle Calédonie,soldat (matricule 7314) au 1er Régiment d'Infanterie Coloniale (du Maroc) , tué au combat le 8 juin 1916, au Bois Constant, à l'age de 19 ans , aucune sépulture n'a pu être retrouvée. Citation à la médaille Militaire (croix de guerre étoile de bronze, Médaille de Verdun)
Eugène Jean Arrachart, né le 22 décembre 1894 à Albert (Somme), Soldat au 305° régiment d'Infanterie, matricule 12544, classe 1914, tué à l'ennemi le 31 octobre 1916 au Fort de Vaux (Mémoire des hommes)
Marcel de Peindray d'Ambelle, né le 22 mai 1893 à La Plaine des Palmistes (Réunion) sergent au Régiment d'Infanterie Coloniale du Maroc, tué le 8 juin 1916 au fort de Vaux
Leu de Peindray d'Ambelle, né le 1er septembre 1891 à St Louis (Réunion) 2° classe au 41° Régiment d'Infanterie Coloniale, tué à l'ennemi le 1 août 1916 au bois de Chesnois, près du Fort de Vaux. Son corps n'a jamais été retrouvé

Sur place, une plaque cite les régiments présents:



Mais où trouver la liste des hommes présents dans le fort pendant ces 5 jours ? Je ne la trouve nul part . Y a t'il une piste ?
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MessageSujet: e   Lun 12 Juin - 20:57

post de Bertrand11

Vaux, l'un des épisodes épiques de la bataille de Verdun.

Aile droite : relance dans le secteur de Vaux
A compter du 8 mars, la situation devient très confuse de part et d’autre du fleuve. Confortée par les gains rapidement obtenus rive gauche, l’attaque allemande renchérit sur la rive droite, cherchant à pousser les Français vers la Meuse pour restreindre  leurs possibilités de manœuvre.
L’offensive vise en premier lieu le ravin de la Caillette et Vaux, au sud de Douaumont. Après un intense pilonnage aux gaz, 2 attaques convergent vers le village de Vaux qui reste partagé en fin de journée, après de violents corps-à-corps. Les jours suivants, l’action se recentre vers le fort de Vaux ; un communiqué allemand proclame un peu vite que le fort cuirassé de Vaux a été enlevé dans une brillante attaque de nuit menée par la 9e Division de réserve du général von Guretzky-Cornitz. Faux : certes, le fort est assiégé mais tient ferme. La situation est identique à l’ouest de Douaumont, où les lignes françaises ne peuvent être forcées au-delà de la cote du Poivre et du bois d’Haudromont.


Raynal et les derniers défenseurs du fort
Le 2 juin, le bois Fumin est abordé et le village de Damloup totalement conquis, permettant l’encerclement du fort de Vaux. Sous les ordres du commandant Raynal, l’ouvrage est défendu par une garnison solidement retranchée mais aux ressources désormais comptées. La garnison se compose d’une compagnie du 142e régiment, la sixième, sous les ordres du lieutenant Alirol, d’une compagnie de mitrailleurs commandée par le lieutenant Bazy, d’un détachement d’artillerie composé de crapouilloteurs affectés à la manœuvre des pièces de flanquement, d’un détachement du génie et de quelques soldats des services d’administration et de santé ; ces détachements doivent être, en principe, relevés tous les quatre jours : ils ne le seront plus. J’ai là, en tout, près de 250 hommes, mais ce chiffre va s’augmenter presque tout de suite d’une cinquantaine de mitrailleurs du 53e régiment, puis des éléments des 101e et 142e régiments qui, de la première ligne où ils sont postés, pour protéger le fort, refluent vers nous pour ne pas être submergés par le flot ennemi.  

La garnison entame une lutte désespérée contre l’assaillant, dans l’attente hypothétique d’une attaque de dégagement qui n’aboutira pas. A demi-asphyxiée par les fumées toxiques, la garnison construit des barricades où elle tente de résister pied à pied aux assauts à la grenade et au lance-flammes.
(5 juin 1916) Je vois mes hommes écrasés de fatigue, silencieux et mornes. Si j’ai encore un effort à leur demander, ils en seront incapables. Je décide en conséquence de leur distribuer les dernières gouttes d’eau à odeur de cadavre que contient la citerne. Cela représente un quart à peine pour chacun, c’est nauséabond et c’est bourbeux et cependant nous buvons cet horrible liquide avec avidité. Mais c’est trop peu et la soif subsiste.  

Une attaque de dégagement est lancée dans la journée du 6 par les 231e, 238e, 321e et 328e RI, mais ne pourra aboutir. Communiquant avec le fort de Souville par signaux optiques et les quatre derniers pigeons voyageurs, les défenseurs s’épuisent peu à peu et doivent succomber, à bout de forces, à l’aube du 7 juin 1916. La garnison est capturée avec les honneurs, rendus par le Kronprinz en personne: Désireux d’honorer votre vaillance, commandant, j’ai fait rechercher votre épée que je me dois de vous rendre ; malheureusement, on n’a pu la retrouver. On finit par dénicher un sabre français qui lui est remis par son vainqueur en personne.
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