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 Les bidons allemands de la grande guerre

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MessageSujet: Les bidons allemands de la grande guerre   Sam 6 Fév - 18:35

post de Le Graf

INTRODUCTION

La soif est certainement l’un des maux le plus terrible que les différentes armées de la grande guerre ont eu à subir. Si le corps humain peut à la rigueur se passer de nourriture, il peut difficilement se passer de l’eau. Il n’était pas rare que le fantassin de première ligne soit obligé de boire son urine ou une eau croupis recueillie dans un trou d’obus où séjournait parfois des cadavres. C’est de cette manière que les défenseurs français du fort de Vaux ont étanché leur soif alors qu’ils subissaient les vagues d’assaut allemandes en juin 1916.

Le fantassin allemand du début de la grande guerre possédait une des contenances de bidon la plus petite parmi les principaux belligérants. Si la France a rapidement doublé la capacité de son bidon pour pallier au manque d’eau potable en première ligne, son homologue d’en face devait faire jouer sont système D et se procurer un second bidon, devançant ainsi le règlement qui ne deviendra officiel qu’au début de l’année 1917.


Les bidons en verre

C’est avec le bidon modèle 1867 que le fantassin prussien partira en guerre en 1870.
Ce bidon en verre de forme ovoïde à fond plat d’une hauteur de 18 cm, d’une largeur de 11 cm et d’une contenance de 75cl est recouvert d’une protection en cuir fauve côté chair intérieur. Son poids à vide est de près de 500 g du fait de la forte épaisseur du verre pour résister à la majorité des chocs qu’un soldat peut lui faire subir. Nous avons pu observer sur certains bidons une fine couche de paille entre le bidon et la housse de cuir, ceci pour augmenter la résistance aux chocs.
Une sangle en cuir fixée par trois passants également en cuir permet de le porter en bandoulière, réglementairement sur le côté droit.
L’avantage du verre par rapport à son homologue français en fer étamé est certainement de ne pas altérer le goût de son contenu. Ces bidons sont généralement matriculés soit sur corps par lui-même au fer à chaud, soit un tampon sur la sangle de transport.

En 1887 la silhouette du soldat allemand subit une réforme afin de supprimer tout équipement porté en bandoulière et ainsi tout reporter sur le ceinturon. C’est cette année là qu’est introduit le fameux Brotbeutel qui fera une longue carrière dans les différentes armées allemandes ainsi que le premier bidon commun à l’ensemble de l’armée impériale. Il inaugure aussi la longue lignée des bidons allemands accrochés à la musette.
C’est un bidon en verre d’une contenance de 80cl, de forme ovale de 17 cm par 13,5 cm et recouvert de cuir fauve côté chair intérieur, cousu jusqu'à mi-hauteur. La moitié inférieure du bidon accueille le quart en fer étamé sur lequel est embouti trois graduations ainsi qu’un bec verseur. Celui-ci est retenu par une sangle en cuir cousu directement sur l’enveloppe. La partie de l’enveloppe de cuir recouverte par le quart reste ouverte. Le dessous du bidon comporte un plat qui permet à l’ensemble de tenir debout avec ou sans quart.
A l’arrière, un mousqueton en acier chromé est cousu au goulot pour l’accrochage à la nouvelle musette à pain. Le bouchon est en liège, retenu au bidon par un simple lacet de cuir.

Ce nouveau bidon n’apporte aucune amélioration par rapport au modèle précédent si ce n’est l’adjonction d’un quart. Mais ce principe existait déjà dans l’armée bavaroise en 1870. Le poids total à vide est de 770 g contre 470 g pour le modèle précédent, ce qui est plus un désavantage et de ce fait ce bidon ne fera qu’une très brève carrière.

Il est à noter que nombre bidons M 1867 prussiens et bavarois seront modifiés pour un port au Brotbeutel. Ils feront une seconde carrière au début de la grande guerre pour équiper à la hâte les nombreuses nouvelles troupes mises sur pied.




Bidon modèle 1867 prussien complet tel qu’il était utilisé en 1870. Un corps de bidon nu retrouvé dans les arrières lignes du Bois Le Prêtre qui atteste de l’utilisation de ces antiques modèles au début de la grande guerre.



Bidon M1867 ayant subit la modification pour le port sur le Brotbeutel.





Bidon bavarois de 1870 ayant subit lui aussi la modification  par l’adjonction du mousqueton et suppression du quart.  Le bas de la housse cuir étant d’origine ouverte, une pièce de cuir a été rapportée pour fermer. Ce bidon est marqué à chaud sur la housse du 10ème régiment d’infanterie bavaroise.




Le premier bidon commun à l’ensemble de l’armée allemande et le dernier modèle de bidon en verre. Le modèle 1887 a également été  utilisé comme équipement de secours début 1915 puisque nombres de bidons nus et quart de ce type ont été retrouvé sur des lieux de combats de 1915.



La légende de cette carte postale parle d’un accrochage lors d’une patrouille dans les Vosges. Il s’agit plus certainement d’une photo posée pour le photographe. Le soldat de gauche porte accroché à son Brotbeutel un bidon du modèle 1887 et le second un bidon modèle 1867 modifié pour un port sur la musette.




Détail d’une photo datée de 1891 nous montre des libérables du Infanterie Regiment von Voigts-Rhetz N°79. Le fantassin en gros plan tient un bidon modèle 1887 caractéristique avec son quart dans le bas du bidon.


Dernière édition par Admin le Dim 21 Fév - 17:16, édité 1 fois
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MessageSujet: e   Sam 6 Fév - 18:35

Le Bidon M 1893 :

En cette fin de XIX siècle, l’Allemagne est devenu le plus gros producteur mondial d’un métal révolutionnaire : l’aluminium. Ce nouveau métal allie plusieurs qualités comme sa faible densité, sa résistance à la corrosion et sa ductilité qui vont faire de lui le métal de cette fin de siècle.
Et c’est logiquement que le ministère de la guerre pense à l’aluminium pour remplacer le lourd bidon M 1887 en verre.

En 1893 est alors adopté un nouveau bidon de forme ovale et d’une contenance de 0,8 l. Ce bidon avait une face externe concave et une face interne aplatie pour une meilleure assise sur la musette à pain.
De dimensions extérieures de 20 cm de haut, 14 cm de large et 6 cm de profondeur, le bidon avait un goulot de 3,5 cm de hauteur se fermant par un simple bouchon en liège. Ce bouchon,  coiffé d’une capsule en aluminium et d’un anneau métallique, est retenu au bidon par un lacet de cuir. L’ensemble à vide pèse 260 g soit 500 g de moins que le modèle précédent.
Le corps du bidon est recouvert d’une housse en feutrine brune réalisée en deux parties cousues et fermant sur la gauche par 4 boutons pressions en laiton peints en noir brillant de 11 mm de diamètre à motif en croix. Une bande de toile renforce la housse côté femelle des pressions et se prolonge autour du goulot. Un brelage en cuir fauve entoure tout le bidon verticalement. Il est maintenu dans le haut par une sangle qui entourait le goulot ainsi que dans le dessous par une goutte en aluminium fixé au bas de la housse. A l’arrière dans le haut se trouve un mousqueton également en aluminium et dans le milieu est cousue une sangle amovible qui se glissait dans le passant extérieur du sac à pain.  Ceci permet un bon maintien du bidon rempli sur la musette. Le gros désavantage de ce nouveau type de bidon est que l’on ne peut plus le poser debout comme ses prédécesseurs.

La même année est également adopté un nouveau quart en aluminium embouti de section ovale. De dimensions 5 cm par 8 cm pour une hauteur de 9 cm, il est muni de deux anses repliables en aluminium, fixées sur le corps par une plaque rivetée. C’est sur cette plaque que l’on trouve généralement le marquage du fabricant ainsi que son millésime. Sur l’arrière du quart deux graduations représentant chacune 1/8 de litre.
Le quart est porté à l’intérieur du Brotbeutel modèle 1892 et l’habitude de le fixer à l’extérieur avec le mousqueton du bidon n’apparaîtra qu’en cours de guerre lorsque la musette sera surchargée de vivres et de munitions.

Les bidons et les quart M 1893 sont souvent matriculés. Pour le bidon, on trouve assez souvent le marquage régimentaire marqué à froid sur le cône du goulot. Plus rarement à l’encre sur la face interne du brelage.
Ces marques permettent, même plus de quatre vingt ans après la fin du conflit, d’identifier les régiments  présents sur un champs de bataille grâce aux vestiges trop souvent négligés par les fouilleurs.



Deux bidons modèle 1893 avec deux variantes de coiffes de bouchon différentes. La forme générale du  modèle 1893 sera repris comme base pour les modèles suivants en Allemagne de l’Est comme de l’Ouest et encore fabriqué sous cette forme comme bidon de camping ou de randonnée.


Détail du dédoublement de la partie arrière du brelage permettant la fixation du bidon sur le Brotbeutel.


Campement de la garde sur le terrain de manœuvre de Döberitz près de Berlin au début du XX siècle. La position du fantassin de droite nous permet de bien observer le positionnement du bidon 1893 sur la musette à pain du reste de l’équipement.
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MessageSujet: e   Sam 6 Fév - 18:36

Le bidon M 1907

Ce nouveau bidon n’est qu’une suite logique au modèle 1893 dont il reprend ses grandes lignes. L’innovation principale consiste en un gros bouchon à vis en aluminium fixé au brelage par une sangle cousue sous le mousqueton. L’étanchéité s’effectue grâce à une rondelle de liège. Le goulot passe quant à lui à une hauteur de 2 cm.
Le mousqueton est lui dorénavant fabriqué en acier chromé, l’aluminium s’étant avéré trop fragile à l’utilisation.

Le quart reste inchangé si ce n’est que certains fabricants le réalise avec un petit bec verseur qui n’existait pas sur les modèles précoces. Cette modification n’a fait l’objet d’aucun décret et cette différence continuera à se retrouver sur les modèles en fer étamé.

C’est avec ce modèle de bidon que l’ensemble des troupes d’active part au combat en août 1914. Pour certains régiments de réserve, l’ancien modèle M 1893 est ressorti des magasins et fera une seconde carrière.




Face avant et arrière du bidon modèle 1907 avec son bouchon à vis. Sur cet exemplaire à l’état neuf, le cuir a conservé sa couleur fauve claire et le mousqueton sont chromage.  Le marquage du fabricant se trouve toujours sur la partie verticale du bouchon. La « Metall Fabrik » à Mussbach semble avoir été l’un des principaux fabricants de bidons, de quarts et de gamelles en aluminium de tous types.  


Détail des boutons pressions de la housse. La peinture noire brillante des boutons pressions est encore présente. En cours de guerre le laiton sera remplacé par de l ‘acier peint en noir voire en Feldgrau et en fin de guerre, les pressions feront place à des œillets et lacet.


Corps nu du bidon modèle 1907 en aluminium.


un des premier type d’ersatz en fer étamé sur la base du 1907. Le goulot de la version ersatz est beaucoup plus prononcé que sur le modèle aluminium




Personnel féminin de la croix rouge allemande sur le départ. Elles ont perçu une musette spéciale pour le port en bandoulière, un bidon M 1907 et un quart M 1893 en aluminium.
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MessageSujet: e   Sam 6 Fév - 18:37

Les bidons ersatz


Dès le début de la guerre, les matières premières coûteuses et stratégiques étaient rationnées. L’aluminium en faisait parti et un décret de septembre 1915 ordonna même le retrait des équipements en aluminium du front à des fins de récupération. Ces restrictions générèrent des bidons de qualité décroissante jusqu’à la fin de la grande guerre et une diversité étonnante de fabrications.

Le premier bidon ersatz, et ceci dès novembre 1914, était des bidons du  modèle 1907 réalisés de deux demi coquille embouties en tôle d’acier étamée et soudées mais toujours avec un pas de vis de goulot en aluminium, la housse et le brelage restent identique. Quelques modèles ersatz en zinc verront également le jour.
Début 1915, afin d’assurer une production de masse, le bidon M 1907 est abandonné pour reprendre la forme du bidon M 1893 mais réalisé en deux demi coquilles en tôle d’acier soudées ensemble et étamées à l’ extérieur comme l’intérieur. L’extérieur recevant en plus une peinture feldgrau ou noir. Le bouchon est à nouveau réalisé en liège avec un renfort en tôle sur le haut. La housse reste inchangée de par sa forme mais est réalisée dorénavant en coton imperméable  feldgrau ou beige et le laiton des boutons pressions et remplacé par l’acier. Le brelage est simplifié sur l’arrière du bidon. Le dédoublement du brelage est supprimé et c’est dorénavant la sangle principale qui maintien le bidon sur le sac à pain. Sur ces premières fabrications ersatz, il n’est pas rare de trouver soit une housse soit un brelage non modifiés qui proviennent des stocks du  modèle 1907.
Début 1916, pour rationner l’étain, le bidon ne sera plus étamé
qu’intérieurement et extérieurement uniquement sur le goulot. La même année vit également l’apparition de housses de bidon de qualité toujours plus médiocres et de teintes les plus variées ( jaune, violet, vert, bleu etc…) et de tissu de récupération tel que le velours côtelé allant du marron au feldgrau en passant par le noir.
En avril 1917, c’est au tour du cuir d’être rationné. Le brelage du bidon est simplifié et se réduit dorénavant à une simple sangle entourant le goulot, fixée à la housse par un bouton en zinc. La fin de la même année vit l’apparition de housse en Papierstoff, mélange de fibres de papier et de lin. Sur ces housses, les boutons pressions firent place à quatre paires d’œillets en acier et la fermeture se faisait au moyen d’un lacet également en papier. Les premières fabrications de ces housses étaient encore équipées du brelage réduit en cuir. Il laissa la place rapidement à un brelage de même matière que la housse cousu à demeure. L’ensemble était teint en feldgrau.


La contenance du bidon allemand étant relativement réduite et il n’était pas possible d’introduire un bidon nouveau modèle en cette période de restrictions. La solution officielle adoptée (et adoptée depuis longtemps par tous les soldats du front) était d’équiper l’ensemble des troupes combattantes d’un second bidon. Le ministère de la guerre passa en janvier 1917 une commande  de 5 millions de bidons à ses fournisseurs. Pour répondre rapidement à une telle demande, il accepta tous les modèles de bidons civils se rapprochant le plus possible du modèle réglementaire de par sa forme et sa contenance. D’autres subirent quelques transformations pour les rendre plus martiaux. Les corps des bidons pouvaient désormais être émaillés extérieur comme intérieur, avec ou sans peinture feldgrau,  le goulot pouvait aussi avoir une forme en T et non plus conique.
Fin 1917, l’Allemagne mit à contribution l’une des rare industries qui ne produisait pas encore à plein temps : celle du verre. Le nouveau bidon en verre introduit en 1918 possédait toujours une contenance de 0,8l mais était nettement plus grand du fait de l’épaisseur du verre. Le goulot reprenait la forme conique caractéristique du modèle 1893, les deux faces étaient bombées et le font comportait un plat. Ce plat était plus la résultante d’une technique de fabrication que d’une volonté de faire tenir le bidon debout. La housse de ce bidon était réalisée en Papierstoff  comme pour les bidons en tôle d’acier mais avec une ouverture sur le côté comportant cinq paires d’œillets métalliques et non pas quatre du fait de sa plus grande taille. Le brelage était lui aussi réalisé en Papierstoff et cousu directement sur la housse.
Pour finir et pour tordre le coup à des idées reçus, aucun bidon n’était livré au soldat dépourvu de housse et ceci même dans les derniers mois de la guerre. De plus, aucune housse en 14-18 de quelque modèle que ce soit ne possedait  les passants horizontaux de maintien du brelage sur l’une ou l’autre des faces du bidon.  Les quelques bidons de 14-18 rencontrés avec ces passants se sont toujours avérés être des reconditionnements par la Reichwehr.



Face avant d’un bidons de fabrication 1915 avec housse du type d’avant guerre et brelage simplifié en cuir lisse.


Bidon également de fabrication 1915 avec housse en forte toile striée et brelage en cuir fauve grenelé


Bidon de fabrication du début 1917 avec une housse en tissu  verte foncée de très mauvaise qualité mais avec un brelage encore complet. Ce dernier est exentré du fait du mauvais positionnement de la goutte en aluminium.


Bidons de fabrication à partir d’avril 1917









De haut en bas :
Bidons avec housse en velour côtelé brun, velour noir et velour feldgrau. Ce type de tissu et ces teintes ont été également utilisés pour la confection de pantalons. Pour les vestes, seul la couleur Feldgrau a été utilisées.















De haut en bas :
Bidon avec housse en tissu marron clair, housse en tissu de même qualité mais verte, housse en tissu gris de relative bonne qualité, housse grise en tissu très grossier rencontré également pour la fabrication de certains Tornister M 1895 ersatz, housse en Papierstoff avec son laçage latéral remplaçant les habituelles pressions.





Détail du mode de fixation du brelage simplifié sur les housses à partir de 1917. Le bouton en zinc peu être également dans certains cas en porcelaine blanche.




Détail du laçage des housses en Papierstoff à partir de fin 1917. Le laçage comprend 4 paires d’œillets métalliques contre 5 paires sur les bidons ersatz en verre de fabrication 1918.



L’ancien propriétaire de ce bidon de fabrication 1915 a judicieusement remplacé le bouchon d’origine par un bouchon en verre de flacon de Maggi. Le passant de cuir retenant le bouchon de liège sur les bidons ersatz s’avère souvent comme trop juste pour une ouverture aisée.




Face avant et arrière du bidon en verre adopté fin 1917 et distribué en 1918. Housse à laçage latéral par 5 paires d’œillets. Il a été fabriqué en 1918 par Ullmann à Nürnberg et réceptionné la même année par le VIII corps d’armée. Ici sont bien visible le brelage simplifié réalisé dans la même matière que la housse et cousu à demeure.










Exemples de bidons ersatz sans leur housse.
De haut en bas:
Peinture feldgrau, émaillé bleu, émaillé feldgrau, émaillé noir,émaillé noir et peinte en feldgrau, émaillé feldgrau et goulot en T.
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MessageSujet: e   Sam 6 Fév - 18:37

Le bidon de la Feldartillerie

Les troupes montées de la Feldartillerie et du Train n’étaient pas pourvues du Brotbeutel commun à l’ensemble de l’armée. C’est pourquoi ils étaient équipés d’un modèle spécial dérivé du bidon modèle 1907. La grande différence était l’absence du mousqueton et la présence de deux passants  en cuir cousus de chaque côté du bidon dans lesquels se glissait une sangle de cuir réglable en longueur de 1,90 m. Ce dispositif se rapprochait de celui des bidons d’infirmier d’avant guerre. Dans le dessous du bidon, la sangle était boutonnée sur la goutte en aluminium du brelage principal. Latéralement elle était maintenue par deux passants en cuir, l’un côté boutonnage remplaçant le troisième bouton pression en partant du haut était mobile avec une boucle à ardillon, l’autre étant fixe.   Réglementairement, ce bidon était porté sur la droite, la sangle passant sur l’épaule gauche.
En 1915, avec l’adoption du bidon ersatz du type 1893, le modèle spécial pour les troupes montées disparaît et ce sont dorénavant des bidons classiques équipés d’un brelage en toile et cuir supplémentaire qui seront distribués. Ce brelage se boutonnait toujours dans le dessous du bidon comme le modèle précédent mais une sangle réglable transversale maintenait l’ensemble. Ce brelage se rencontre aussi en version toute en toile.
Vers le milieu de l’année 1915, les troupes montées de l’artillerie, du train et la cavalerie seront peu à peu équipées du fameux Brobeutel et ce dispositif deviendra inutile. Néanmoins, ces brelages supplémentaires seront fabriqués jusqu’à la fin de la guerre. C’est pourquoi il n’est pas rare de retrouver même des bidons de fabrication  tardive de 1918 équipés de ce brelage de transport.


Exemplaire de la fin de la guerre des bidons pour les troupes montées. Celui-ci est muni d’une housse en Papierstoff  et fermeture par laçage. Ce bidon comporte en outre, à l’arrière le mousqueton pour port sur la musette à pain.



Photo de groupe du Bayerische Train Abteilung 8. La majorité des hommes ont perçu le bidon modèle 1907 des troupes montées. Il ne se différencie de son homologue de l’infanterie que par l’absence du mousqueton de transport
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MessageSujet: e   Sam 6 Fév - 18:38

Les bidons d’infirmiers ( Labeflasche )

Le bidon pour infirmier trouve son origine dans la création des unités sanitaires à la fin du 19ème siècle.  D’une capacité de 1 litre, il n’est que la version agrandie du modèle d’infanterie et en suivra toutes les modifications.
Le corps aluminium du bidon d’infirmier modèle 1893 est en tout point identique à son petit frère.  L’ensemble est recouvert d’une housse en feutre brun renforcée sur sa partie aplatie d’une couronne du même textile. Le brelage spécial de ce bidon avait la forme d’un Y renversé et était réalisé en cuir de couleur fauve. Il était fixé sur la housse par deux passants en cuir cousus, l’un mobile avec boucle à ardillon du côté du boutonnage et un  second fixe à l’opposé. Ce brelage se terminait sur les côtés par deux anneaux en demi-cercle en acier chromé sur lesquels se fixait la sangle de transport par l’intermédiaire de deux mousquetons, eux aussi en acier chromé. A l’avant de ce brelage était cousu le lacet de cuir qui maintenait le bouchon en liège et à l’arrière un crochet en laiton, identique au modèle des musettes à pain, permettait de soulager l’ensemble par un accrochage au ceinturon. L’ensemble du bidon était coiffé d’un quart conique de 75 mm de haut en aluminium sur lequel deux pontets rivetés permettaient le passage de la sangle de fixation. Cette dernière se fixait sur le devant du brelage sur une goutte en laiton.
En 1907 apparut le bidon avec bouchon à vis du même type que celui de l’infanterie, la housse et le brelage restèrent quant à eux inchangés.
Courant 1915, la contenance de ce bidon d’infirmier passa de 1l à 1,2l.
Le bidon d’infirmier subit les mêmes modifications que ceux de l’infanterie avec le remplacement de l’aluminium par de la tôle d’acier étamé, peint ou non, un renfort supplémentaire sur la housse en feutre autour du goulot, à l’endroit où repose le quart et par une simplification du brelage.
Ce dernier était dorénavant conçu pour être réalisé avec des parties droites et maintenait le bidon plus haut sur le corps. La goutte en laiton et les anneaux et mousquetons sont remplacés par des boucles à ardillon en fer étamé. La sangle de transport réalisé au début en toile avec les embouts en cuir. Le quart était fabriqué en tôle étamée et sablé pour éviter les reflets.
Par la suite, les restrictions de matières premières firent apparaitre des brelages et des sangles de transport entièrement en toile voire en Papierstoff, des housses en velours côtelé de toutes les couleurs et enfin du coton et là aussi du Papierstoff.





Face avant et arrière d’une Labeflasche modèle 1893. Le bidon par lui même est identique au modèle 1893 pour l’infanterie. Le modèle présenté  possède des marquages régimentaires sur la bretelle de transport, il a été réceptionné par le JR 137 (Haguenau) en 1900.



Bidon d’infirmier du modèle 1893 ersatz en tôle étamée. Les marquages du fabricant et celui de réception au IX corps d’armée sont encore bien visibles





Même modèle que le précédent mais avec une housse en velours côtelé beige.




Infirmier d’une unité non identifié mettant en avant son bidon.
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MessageSujet: e   Sam 6 Fév - 18:39

Les marquages :

Les marquages rencontrés sur les bidons sont de deux types : les fabricants et marquages régimentaires.
Sur les modèle 1893, le fabricant est généralement frappé à froid en clair et en toute lettre sur le cône du goulot. Le système de codage des fabricants n’existait pas lors de la première guerre mondiale et si l’on rencontre de temps à autre des initiales, ceci est plus dû à un manque de place qu’une quelconque volonté de camouflage. C’est généralement au même endroit que l’on retrouve frappé à froid le marquage régimentaire.
Pour le modèle 1907 le fabricant se retrouve à trois endroits, sur le bouchon, sur le cône du goulot au-dessus du pas de vis et sur la face interne du brelage à l’encre. Le nom rencontré est toujours le même sur les trois endroits car seul le fournisseur principal apposait son nom.
Nous n’avons pu que rarement observer des marquages régimentaires sur ce type de bidon mais toujours à l’encre sur la face interne du brelage.
Si pour les bidons du modèle 1893 et 1907 nous n’avons pu relever que 6 fabricants différents pour chacun, il en a été recensé plus de 35 pour les modèles ersatz de guerre.
Dès l’abandon de l’aluminium, la fabrication des bidons n’était plus le monopole de quelques grandes sociétés spécialisées. Une quantité de sociétés purent alors s’aligner pour devenir les fournisseurs de l’armée. Leur marquage se retrouve sur les bidons peints sur une petite plaquette en tôle emboutie, sur la soudure vers le haut du bidon côté ouverture de la housse ou plus rarement sur le goulot, juste en dessous du cône. Pour les modèles émaillés, le nom de la société est émaillé dans la masse. Pour la housse, c’est généralement un gros tampon à l’encre sur la face aplatie du bidon. Contrairement aux modèles 1893 et 1907, chaque sous-traitant apposait son cachet et il n’est pas rare de rencontrer jusqu’à 3 fabricants différents sur le même bidon.
La grande majorité de ces bidons n’a jamais reçu un quelconque marquage de corps mais on retrouve tout de même quelques exemplaires avec des tampons des magasins d’habillement et/ou de régimentaire.





Bidon M1893 ersatz de fabrication de 1917 en tôle émaillée avec sur la housse le tampon rond du fabricant et le tampon du « BAXV 1917 » correspondant au magasin du 15ème corps d’armée ( Strasbourg et Colmar).



Bidon en verre réalisé en 1918 par la société Ullmann à Nürnberg et réceptionné la même année par le magasin d’habillement du 8ème corps d’armée ( Köln, Coblenz et Trier).  



Plaquette en tôle de fabricant sur le goulot d’un bidon ersatz.  


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MessageSujet: e   Sam 6 Fév - 18:47

Post de Vitrier 18

Bonsoir pour alimenter   ce post  
début guerre




cours guerre 1915 16



fin guerre 17 -18



papierstoff 1918



infirmier 17





post d'éparges

Petite contribuation à ce excellent post. Quelques differents types de gourdes FsAR/Berittene.

D'abord, un M1893. Comme indiqué par Eric, la 2e bouton-pression (d'en bas) est remplacé par une patte avec boucle. Cela aide à identifier à coup sûr une 'bonne' housse d'un 'bricolage' (d'époque ou pas..)










post de Drachenhöhle

deux régiments d'active ayant été équipés de la gourde 93 en septembre 14. Le 57 (même AK que le IR 15) et le fameux IR 92.



post de chercheur57

deux antiquités!
ce sera ma participation à ce sujet très intéressant.









post d'Humanbomb

voici un cliché d'époque représentant une usine de fabrication de bidons modèle 1893.
Nous sommes sans doute à l'étape du séchage au vue de l'étendoir imposant supportant plus de 300 gourdes !




post de killer2lamor

un modèle 1893 de fabrication de guerre avec marque de fabricant sur le corps



Bidon d'infirmier 1893 avec harnais riveté à la place de cousu (collec. bourlonwood)

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MessageSujet: Re: Les bidons allemands de la grande guerre   Aujourd'hui à 15:11

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Les bidons allemands de la grande guerre
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