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 le service de santé français et la santé du soldat

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MessageSujet: le service de santé français et la santé du soldat   Mar 2 Fév - 12:48




post de bourru14

Ont ne saurait parler de la santé du soldat sans évoquer l'extraordinaire dévouement du service de santé des armées et des sociétés de secours aux blessés militaire, notamment la "Croix Rouge Française".

Bref historique de la Croix Rouge :

C'est en 1859, sur le champ de bataille de Solférino, en Italie du Nord, qu'un jeune Génevois ,Henri Dunant (1858-1910), devant la vision de milliers de blessés, eu l'idée d'une société de secours au blessés.
Il écrira un petit livre "Souvenirs de Solférino" dans lequel il appela de ses vœux la nécessitée de créer à l'échelon national une société de secours aux blessés militaires, qui bouleversa la conscience collective d'alors.



La France, considérée, prestigieuse à l'époque fut gagnée par l'idée de Dunant. C'est ainsi que naquis le 25 mai 1864 " la société de secours aux blessés militaires", puis suivirent "Association des Dames de France" en 1873 et enfin " Union des Femmes de France" en 1881.

Ces trois sociétés fusionnèrent donnant naissance à la "Croix rouge Française"



post de Simon

- Avant d’être un problème purement militaire (blessures) la santé du soldat passe avant tout par une bonne hygiène personnelle.

Si la dotation réglementaire prévoit des serviettes pour la toilette...




les services de l'armée ne prévoit à priori pas de brosse à dents "réglementaire". Toutefois elle est présente dans la plupart des paquetages comme celles-ci ont qui ont été trouvées en fouille



Le savon est quant à lui une dotation réglementaire mais je n’en ai pas donc pas de photo possible…

L'hygiène corporel est un des gros problèmes que souligne la vie dans les tranchée. Les services de santé se penche alors sur la question et le ministère de la guerre publie en 1917 un livret dont le titre en dit long...















- La santé est ensuite une préoccupation quotidienne du haut commandement militaire puisque après chaque combat un nombre important de blessés doivent être pris en charge.




Le blessé est avant tout transporté. Le moyen de locomotion le plus usité durant la première guerre fut le brancard dit « Franck ».


Chaque compagnie possède un infirmier.







Le blessé est donc pris en charge et soigné. Les moyens sont, au front, limités, et chaque soldat emporte un pansement qu’il loge dans une des poches de sa capote. Ces pansements sont de types différents. En voici deux modèles :




Les services de santé quant à eux peuvent utiliser d’autres pansements.






post de AJMC

Il a été abordé dans ce post la question de l'hygiène du soldat et des répercussions sur sa santé.

Cette absence totale d'hygiène dans les tranchées avait même des conséquences fatales :

En voici la démonstration :

Dans son étude faite en 1915 sur son activité chirurgicale le docteur André LAPOINTE écrit : 
 
" Ainsi, chose à peine croyable à notre époque, sur 13 amputés de cuisse pour fracas du fémur, 12 sont morts, et des 8 blessés auxquels j'ai dû pratiquer l'amputation d'emblée, aucun n'a survécu 
Au total, sur 84 blessés atteints de fractures avec fracas du fémur de toutes variétés, 41 sont morts, près de la moitié. 
 
C'est l'opprobre de ma statistique ! 
 
Un autre facteur de gravité, dont l'importance est énorme, à mon avis, c'est cette espèce de renoncement fataliste aux pratiques les plus élémentaires de l’hygiène et de la propreté corporelle, auquel nos hommes se laissent aller, si le commandement n'y prend pas garde, après plusieurs mois de vie dans les tranchées. Je ne veux pas seulement parler de la boue dont les vêtements sont imprégnés. Je pense surtout au « péril fécal » dont nos camarades de l'active se préoccupent pour la prophylaxie de la fièvre typhoïde. La « diarrhée des tranchées », qui est très fréquente, est redoutable aussi au point de vue chirurgical et j'en ai vu les traces innommables, anciennes et indélébiles sur la peau d'un grand nombre de mes opérés. 
 
N'est-ce pas une des raisons, la principale peut-être, de ces infections foudroyantes, que j'ai observées en si grand nombre au membre inférieur et tout à la cuisse." 
 
L'importante différence du nombre de décès par infection avec les blessures des autres parties du corps était donc du à une hygiène presque impossible à observer dans les tranchées. Une chose simple, mais des milliers de poilus en sont morts... 
 



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MessageSujet: e   Mar 2 Fév - 12:50

la trousse de toillette du lieutenant Fabre Léon (collec. colpc)

Tous les accessoires sont marqués des initiales du propriétaire.


ci joint  une fiche allemande pour blessé ( français prisonnié) (collec. benoit)



un buste de pharmacien militaire (pattes de col vertes) ,avec son casque Adrian du service de santé (collec. Verdun 79)


quelques képis (collec. Verdun 79)
deux de médecins, un de vétérinaire et un de pharmacien.


un peu de tout (collec. Verdun 79)
képi d'infirmier, Adrian du service de santé, brassard daté 1904, pansements individuels, livret "Conseil au soldat pour sa santé" de 1916, manuel du maître infirmier de 1917, guide des formations sanitaires des armées de 1918.



deux fiches d'évacuations et le livret du même homme (collec. Marksman)



boite avec son contenu de coton pharmaceutique  comme indiqué sur la boite par un reste d'étiquette (marquage fabricant+paris) celle ci trouvée en grenier avec d'autres objets militaires. (collection fablou)



fiche medicale de l'hopital militaire de saint Maixent (collection Albéric16)

Voilà le scan de d'une fiche médicale (le nom est masqué); le lieu de la blessure est évocateur.. Rolling Eyes


On peut y lire:
"Fiche médicale d'observation succinte" en titre; daté du 10 janvier 1918.
Ce soldat de la 21°compagnie du 319°RI a été blessé le 27 septembre 1917 au chemin des dames d'une balle à l'index gauche (la dernière phalange de ce doigt lui a été amputée).
Rentré le 30 décembre 1917, il est ressorti le 10 janvier 1918 avec "Cumul de la permission de détente (10 j) plus 10 j  de...?


Dernière édition par Admin le Mar 2 Fév - 12:55, édité 1 fois
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MessageSujet: e   Mar 2 Fév - 12:55

voici quelques képis....(collec. kepi54140)

sergent 4éme SIM.

volontaire croix-rouge.(accueuil dans les gares.entre autres..)

administration service de santé.

vétérinaire en premier( appellation réglementaire..)

médecin  1884.




voici un pansement de type B du service de santé, daté au dos du paquet (collec. chris39)





une autre fiche de l'hopital militaire de Saint Maixent (collec. Alberic16) concernant un soldat du 66°RI (dont j'ai masqué le nom) qui a été "blessé" dans des circonstances "étrangères au service" en janvier 1919, il souffrait notamment d'"ulcération" au niveau de ses parties intimes; il a eu un traitement de quelques jours avant d'être dirigé vers une unité spécialisée (en maladie vénérienne..) de la 9° région (Tours).
Ce dernier aurait peut-être, dû lire le petit livret présenté par Simon sur les "conseils au soldat pour sa santé" et notamment les pages 18 à 24  Wink ?




une petite étude sur le pansement trouvée dans l'ouvrage de 1902 "sac au dos " du commandant Lavisse,







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MessageSujet: e   Mar 2 Fév - 13:01

une bouteille d'anesthésiant pour chirurgie de la face (collec. yaumegui)
Ayant appartenue à mon arrière grand père





Une de ses malles



voici une boîte à savon trouvée sur un cantonnement, aprés un peu de travail de remise en forme elle a encore fière allure (collec. killer2lamor)





un tube de vaseline boriquée pour les soins de la peau et le pansement des plaies et blessures (collec. BIBI_87)




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MessageSujet: e   Mar 2 Fév - 13:02

post de 104 RI

Tenue de « combat » d’un Lieutenant du service de santé, aide major de 1ère classe en Mai 1915.
Continuant ma série sur l’évolution de la silhouette de l’officier français pendant la guerre 14 18, voici un exemple d’officier pendant le 1er semestre 1915.
Bois d’Ailly mai 1915, visite en première ligne d’un aide major de 1er classe.
Après 2 mois de combats incessants, le séjour au bois d’Ailly touche à sa fin pour le 29eme d’infanterie, la guerre a définitivement changé de visage. Les tenues chamarrées sont désormais du passé.

Depuis le début de l’année, le bleu Horizon est devenu la couleur de l’ensemble de l’armée française excepté les unités coloniales qui prennent la couleur kaki. Les officiers, cible des tireurs d’élite allemands, revêtent des uniformes les confondant à la troupe.



Quelques détails trahissent pourtant leurs fonctions, comme le port des jumelles, transportées dans un étui de cuir fauve ainsi que l’étui du revolver Mdl 92 lui aussi fauve; cette couleur de cuir réservée aux unités de cavalerie avant la guerre est devenue réglementaire pour l’ensemble de l’armée et a remplacé les équipements noirs du début de guerre. Il s’est muni d’un ceinturon de cavalerie, souvenir de son passage dans un régiment de cavalerie, auquel il a ajouté une bélière pour fixer son épée du service de santé. Une cartouchière d’achat personnel permet d’emporter les munitions supplémentaires du 92.

Notre officier porte un manteau capote d’achat personnel qui lui donne une silhouette similaire au reste des hommes. Ce vêtement réalisé par un tailleur reprend dans les grandes lignes la coupe du manteau léger modèle 1913, avec en plus d’utiles poches de poitrine. D’un aspect proche d’une capote simplifiée, dite Poiret, qui équipe l’ensemble de la troupe, il s’en distingue malgré tout par certain détail, comme les parements de manche ainsi que les boutons dissimulés. Réalisé en  début d’année 1915, le tailleur a du faire face à la pénurie de drap dans la bonne nuance de bleu. Celui choisi est très clair et la qualité du drap laisse à désirer. Quelques mois sur le terrain et déjà des « rustines » comblent les manques.  Depuis fin 1914, les officiers doivent porter des marques de grade amovibles sur leur tenue de combat afin de pouvoir les retirer en première ligne. Celles-ci fixées ici à l’aide de boutons sur les parements de manche ne vont pas tarder à être enlevées par notre homme. Au col, il porte les pattes de col du service de santé, brodées sur un fond de velours lie de vin, le miroir de la prudence enlacé par le serpent d’Esculape et encadré par une branche de laurier en haut et une branche de chêne en bas. Complétant les marques de son corps et son statut, il porte, sur le bras gauche, le brassard de la croix rouge sensé le préserver des tirs adverses.
Sur la poitrine notre homme arbore fièrement  le ruban de la croix de guerre qui a été crée le mois précédent (2 avril 1915) il fait partie des 1er titulaires de cette décoration.



Il est coiffé d’un képi d’achat personnel dont la nuance de bleu horizon s’accorde mal avec la capote. De nuance violacée c’est vraisemblablement du drap d’importation anglais qui a était utilisé pour sa réalisation. Il comporte une jugulaire en tissu qui est l’apanage des officiers, les jugulaires en cuir étant réservées à la troupe et celles en galon doré couramment portées par les sous officiers. Par esprit de corps notre homme a agrafé les numéros métalliques  du régiment auprès duquel il est détaché. Cette pratique est plutôt rare (je n’avais pas envie de démonter ces numéros à priori montés d’origine).
Par dessus une paire de brodequins d’achat personnel notre officier a enfilé de magnifiques leggins en cuir fauve de fabrication britannique similaires au modèle de cavalerie.

Le port du képi horizon est relativement courant chez les médecins, il en existe même d’extraordinaires, velours et bleu horizon.
Le port du képi horizon était obligatoire en première ligne, ou alors le képi velours devait être dissimulé sous un couvre képi (que je n’ai pas).
On aurait pu imaginer qu’il soit laissé visible afin d’affirmer son statut de médecin, mais les allemands n’était pas sensé reconnaître sa signification et seul la croix rouge sur fond blanc était reconnu de part et d’autre.
Pour ce qui est du revolver comme précisé plus haut on peut s’étonner de sa présence mais il est bien règlementaire.  il est rarement emporté par les médecins. Dans son livre « J’étais médecins dans les tranchées » Louis Maufrais précise qu’il n’en veut pas et ce débarrasse même du sien un jour ou il croit que les allemands les ont tourné et qu’ils vont être fait prisonnier .
Il existe une photo ou l’on voit un médecin en tenue de combat appuyé sur le parapet d’une tranché, il observe les lignes allemandes avec une paire de jumelles et porte en sautoir un étui de 92….


Voici notre lieutenant au repos avec sa vareuse 13 et sa culotte a liseré rouge
de fabrication "Belle Jardinière"


Le képi velours et les pattes de col
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MessageSujet: e   Mar 2 Fév - 13:07

Brancard pliant daté de juillet 1904, fabriqué par la société Gendron,société qui existe encore. (collec. fral1618)








Voici quelques boites de savon dentifrice recupérées sur les cantonnements français (collec. XP02) , je pense que dans les tranchées nos braves Poilus économisaient l'eau, plus pour se désaltérer que pour se laver les dents



vareuse du service de santé (collec. carabinvert)







une photo du commandant Drahonnet (collec. fafa14), alors commandant au 401 RI qui vient de passer au 102 idem BCP
la veste est GDFB et avec parament de manche, les galon sont cousus sur les paraments, la photos est forcement de mars 1916
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MessageSujet: e   Mar 2 Fév - 13:18

photos d'infirmiers servant dans les bataillons de chasseurs (collec. carabinvert)


avec poches de poitrine : 68 bcp



as de carreau spécifique aux infirmiers (collec. ailettes)















Post de Byng Boys

photos de l'as de carreau sanitaire
c'est un modèle 1915, daté de 1917 et a certainement été réutilisé en 1940.
ce sac d'ambulance était destiné à l'infanterie et à l'artillerie. On en trouve un par bataillon ou par groupe (un par compagnie dans l'infanterie alpine).







autre exemplaire (collec. fr.al1618)











boite à coton (collec. azer)



Deux ouvrages....pour la santé des poilus (collec. Ladosse)




Un coffret, rien de réglementaire... mais ayant bien appartenu à un poilu. (collec. Ladosse)








post de Istarnich





post de pierre-emmanuel80
Ma petite contribution : ces deux photos. La première est annotée au dos " Souvenir du major Cazals aux brancardiers du 6ème bataillon du 281ème. 25 mars 1915"





Et, trouvé avec, un brassard avec un superbe tampon de réception






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MessageSujet: e   Mar 2 Fév - 13:19

Post de Guynemer

officier du Service de Santé de 1910 à 1915

En 1910, vareuse mle93 en grande tenue avec son képi polo






Lors de l'été 1915 après sa promotion au rang de lieutenant ou aide-major 1ère classe.



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MessageSujet: e   Mar 2 Fév - 13:22

trousse d'infirmier (collec. johduc)



fioles de sérum antitétanique provenant du terrain (collec. killer2lamor)




bouteille ramassée dans un ancien cantonnement et ayant contenu le sirop Kiguéry dont je ne mets pas en doute l'efficacité^^ (collec. killer2lamor)



post de poilu23


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MessageSujet: Re: le service de santé français et la santé du soldat   Aujourd'hui à 23:16

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