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 Les brigades Russes en France

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MessageSujet: Les brigades Russes en France   Ven 11 Oct - 1:47

dossier réalisé par le membre rougeau

L'idée d'un corps expéditionnaire Russe sur le front occidentale daterait de la fin 1914 et serait a attribué a Lord Buchanan, quoi qu'il en soit c'est une mission dirigé par Paul Doumer qui obtient en Décembre 1915 la promesse de la part du Tsar Nicolas II que celui ci enverrait des troupes dans le cadre de l'aide interalliée.



l’état-major russe du général Aleikseïev forme en janvier 1916 la 1ère brigade spéciale d’infanterie, composée de deux régiments (fort chacun de trois bataillons), sous le commandement du général-major Nicolaï Alexandrovitch Lokhvitzky. Le Tsar exige que la plupart des officiers parlent le Français et impose un sélection physique pour la troupe similaire a celle de la garde,ce qui donne pour le 1er Régiment des cheveux châtain, yeux clair et pour le 2ème des cheveux blond et des yeux bleus. Le recrutement du 1er Rgt. ce fait dans la région de Moscou et comporte de nombreux ouvriers,celui du second dans la région de Samara avec une forte proportion de paysans.Le choix est fait parmi des jeunes recrues a l'instruction ,volontaire pour l’expédition ,ayant entre 21 et 25 ans, sachant lire et écrire.Le 1er régiment est commandé par le Colonel Netchvolodoff et le 2éme par le Colonel Diakonoff.

Drapeau du 1er régiment











les hommes rejoignent par train a bord du transsibérien, Dalian sur le golfe de Corée, où ils montent le 28 Février à bord de trois navires français qui les emmènent à Marseille qu’ils atteignent le 11 Avril 1916, ils sont cantonné au camp Mirabeau,puis dirigé sur Mally pour être instruit sur du matériel Français.

Arrivé du Latouche treville a Marseille





Défilé dans la ville de Marseille







La troisième brigade est mise sur pied début Juin 1916 a partir de soldats aguerris, le 5éme Rgt est formé a Ekatarinbourg et le 6éme a Tchéliabinsk. Sont embarquement ce fait en Aout a Arkangelsk pour une arrivée a Brest et La Pallice.La 3éme brigade est commandée par le Général Marouchevski, le 5éme RI par le Colonel Narbout et le 6éme par le Colonel Simenoff.



Ces 20 000 soldats sont rassemblés au camp de Mailly (Aube) où les généraux Joffre et Gouraud les passent en revue. Un détachement russe participe au défilé du 14 juillet 1916, soulevant l'enthousiasme des Parisiens.

Le général Likhovitski au Camp de Mailly



Revue des troupes









Les troupes russes fêtent Pâques avec la bénédiction du Pope





Divers















Essais de masque a gaz



Entrainement a Mourmelon le Petit en Juillet 1916







En juin, la 1ère monte en ligne en Champagne, à Aubérive; la 3e la relève en octobre jusqu'au début de 1917. ils occupent entre autre le fort de la Pompelle. En avril 1917, les quatre régiments sont rattachés à la 5e armée française du général Mazel afin de participer à l'offensive Nivelle. Le 16 avril, les Russes attaquent les positions allemandes au nord-ouest de Reims; en deux jours, ils prennent les ruines de Courcy la cote 108, le Mont Spin, Sapigneul, capturant un millier de prisonniers et résistant aux contre-attaques. Le 20 avril, ils sont relevés par des unités françaises, après avoir perdu 70 officiers et 4 472 hommes tués, blessés ou disparus. Pour ces faits d'armes, les 1ère et 3eme brigades sont citées à l'ordre de l'armée.Après les attaques du front de Reims, les survivants sont évacués puis regroupés au camp de Neuf-château .

le 15 mars, le tsar a abdiqué et le 13 avril les militaires ont prêté serment à un gouvernement provisoire, ceci n'avait pas affecté les troupes Russes alors occupé par les combats,mais a l'arriére les esprits s'échauffent et les hommes se scindent entre communistes et loyalistes partisans du gouvernement Kerensky. Le G.Q.G. français décide d'éloigner les Russes du front en les envoyant au camp de La Courtine (Creuse) : 16 000 hommes et 290 officiers s'y installent début juillet 1917. la 3e brigade, en majorité loyaliste, s'installe au village de Felletin.

Les autorités françaises à la suite d'un accord entre le général Foch et les autorités russes, somment les mutins de la 1ère brigade de se rendre. Après des semaines de négociations, le ministre de la Guerre, Paul Painlevé, décide le blocus de La Courtine par l'armée française et fait rétablir l'ordre par les Russes loyalistes en fait il s'agit d'une brigade d'artillerie russe, forte d'environ 1 500 hommes destinée à l'armée d'Orient sous le commandement du général Belaiev, et composée d'éléments fidèles de passage en France et de 2 000 hommes sélectionnés au sein de la 3éme brigade. Les 16 et 17 septembre, des canons de 75 tirent sur le camp. 7 500 mutins se rendent, les plus dur résistent jusqu'au 19 Septembre. 9 mutins sont tués par l’artillerie, 81 meneurs sont envoyés à Bordeaux pour être jugés, 549 sont emprisonnés à Bourg lastic et à l'Ile d'Aix. Tandis que la 1ère brigade reste à La Courtine, la 3e est envoyée au camp du Courneau, en Gironde.

Gouvernement français offre aux Russes trois possibilités : s'engager dans l'armée française, être volontaires comme travailleurs militaires, partir pour un camp en Afrique du Nord.
-11 522 Russes sont volontaires pour le travail
-4746 réfractaires sont envoyés en Algérie
-2499 hommes sont malades ou détachés dans divers services.
-252 sont volontaires pour continué le combat au front

Près de 400 officiers et sous-officiers tsaristes s'engagent dans une légion russe de volontaires équipés et armés par la France, former a partir du 27 Décembre 1917 et commandé par le général Goutoua. Ce bataillon est affecté à la Division marocaine du général Daugan. Les Russes s'illustrent en 1918 dans les batailles de la Somme, du Soissonnais, du Chemin des Dames où fut tué, à Terny-Sorny, leur aumônier, le prêtre André Bogoslovsky. En mai 1918, elle perd 85% de ses effectifs devant Soissons.Cité deux fois à l'ordre de l'armée, le bataillon gagne la fourragère de la Croix de Guerre. Après l'armistice, il occupe le secteur de Mannheim, en Rhénanie.Tous seront rapatriés à Odessa en 1919.
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MessageSujet: e   Ven 11 Oct - 1:48

Le général N. Lokhvitski inspecte les positions en compagnie d’officiers russes et français, en Champagne.







Soldats Russes aux Tranchées

























L'ours "Mischka" mascotte de la 1ére Brigade







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MessageSujet: e   Ven 11 Oct - 1:49

Les brigades Russe expédiées en France sont habillées suivant le règlement en vigueur dans cette armée(voir les posts dédiés), les quatres régiments portent des pattes d'épaules rouges avec pattes de collet de capote rouge pour le 1er et 5éme,bleu clair pour le 2éme et 6éme, ces attributs trop voyant disparaissent en première ligne et sont soit remplacé par des modèles Kaki avec ou sans passepoil blanc ou purement et simplement absent. Concernant l'équipement tout sera fournit par l'intendance Française,sauf pour la première brigade qui arrive avec le havresac qu'elle conservera ainsi que les gamelles russes.

Distribution de casques Adrian



Le renouvellement de l'habillement est théoriquement a la charge de la Russie, les effets sont stocké dans deux dépôts un a Orléans et un a Marseille. Fin 1916,Orléans a en stock 10 485 paires de bottes. Marseille en Février 1917 possède 180 000 Gymnastiorka et 120 000 culottes.Suite a divers problémes d'approvisionnement des effets d'habillement seront fabriqué en France, ce qui fait que l'ont retrouve sur nos soldats soit des tenues fabriquées en Russie, soit fabriquées en France dans du tissu Russe ou Français.

Groupe de téléphonistes



Groupe de mitrailleurs



Corvée de linge



Estafette cycliste



Enfant de troupe, ils sont présent dans chaque régiment.



Divers











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MessageSujet: e   Ven 11 Oct - 1:50

Les événements et la mutinerie de la Courtine



En 1917  arrive avec plusieurs mois de retard la nouvelle de l'abdication du Tsar et la formation d'un gouvernement provisoire, une partie des soldats décident de se constituer en comités de soldats, comme le prévoyait le Prikaz N° 1 du Soviet de Petrograd, ils décident de voter de participer ou non à l'offensive qui ce prépare . Mais ne pouvant communiquer avec tous leurs camarades pour connaître le résultat du vote, ils se résignent à partir au combat. La propagande révolutionnaire va s’intensifié et les brochures et tracts sont distribués, employant le terme de « chair à canon », affirmant que « les soldats russes ont été vendus contre des fournitures de munitions ».

Pour éviter une mutinerie, les Russes sont envoyés au camp de Neufchateau dans les Vosges et à Baye dans la Marne où ils défilent le 1er Mai en chantant la Marseillaise et en ayant inscrit sur les drapeaux « SOCIALISME, LIBERTÉ, ÉGALITÉ ». Le général Palytzine, attaché militaire en France, vient haranguer les hommes, faisant appel à leur sens du devoir,il doit se retirer précipitamment,les hommes devenant menaçant.L'état major Français craignant une contagion des idées révolutionnaire aux troupes Françaises décide alors de déplacé les Russes loin du front au camp de La Courtine.

général Palytzine haranguant les mutins



La 1ére brigade, composée majoritairement de soldats communistes, arrive le 26 Juin à La Courtine, suivie de la troisième, plutôt loyaliste envers le gouvernement provisoire.Dès leur arrivée, les soviets de la 1ére Brigade déclare : « Dès notre arrivée en France, on a considéré le soldat russe non comme un homme, mais comme un objet utile et n’ayant pour seule valeur que sa capacité au combat. Mais au premier combat, une partie d’entre nous perd cette valeur et suit le sort déplorable d’un fardeau inutile jeté dans les hôpitaux. Pour éviter cela, il faut s’unifier et catégoriquement refuser d’aller au front.Nous exigeons qu’on nous renvoie en Russie, d’où nous avons été chassés par la volonté de Nicolas le sanglant. Là-bas nous serons du côté de la liberté, du côté du peuple laborieux et orphelin ».Des incidents éclates entre soldats de la 1ére et 3éme brigade, 6 000 hommes de la 3éme brigade et 400 de la 1ére quittent le camp en compagnie d'officiers,Ils s'installent sous des tentes au village de Felletin à 25 km de La Courtine.









Le camp de La Courtine devient alors un camp autogéré par les hommes de troupe et des sous-officiers, près de 10 000 soldats qui exigent de rentrer en Russie. Ils désignent eux-mêmes leurs chefs. Baltaïs leur représentant négocie sans résultat avec les émissaires du gouvernement Russe leur retour au pays,mais il est arrêté le 25 juillet. C’est alors un Ukrainien Afanasi Globa qui prend ensuite la tête des rebelles.





Après de multiples tentative pour ramené les mutins a la raison,il est décidé d'investir le camp.Le 16 septembre, vers 10 heures le premier coup de canon retentit,le tir dure jusque 20 heures, mais aucune reddition n'intervient, à l'exception de quelques hommes qui s'enfuient. Le lendemain à 10 heures, les coups de canons, plus rapides, reprennent. À 14 heures la reddition commence,ce sont plus de 7 500 hommes qui se rendent à l'église de La Courtine, sans armes et en agitant des drapeaux blancs. Les mutins ont jusque là 3 tués et 36 blessés. Il reste toutefois les irréductibles, environ 500 hommes. Le 18 Septembre soutenus par l'artillerie, les troupes russes loyalistes investissent le camp. Le 19 septembre vers 10 heures, les derniers mutins, dont Globa se rendent.

Arrestation du meneur Afanasie Globa




Ceux qui sont jugés les plus coupables, 81 hommes, dont Globa, Baltaïs, Saraïkine et Kediaïev, sont envoyés en détention au fort Liédot sur l'Île-d'Aix après avoir été jugé par un tribunal militaire Russe.
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