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 la chance de Fontaine l' Evêque

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Messages : 3346
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MessageSujet: la chance de Fontaine l' Evêque   Sam 28 Juin - 2:47

post de verdaniel

LA CHANCE DE FONTAINE-L'ÉVÊQUE:
Le samedi 22 août. pendant que ces combats ravageaient les communes voisines, quatre uhlans venant d'Anderlues arrivèrent à Fontaine par la rue du Repos. Ils traversèrent la ville et s'arrêtèrent sur la Place Frère Orban : là, deux Fontainois : Messieurs Mouchet et Nagels étaient sur le pas de 1eur porte ; le premier s'écria « Vivent les Anglais » tandis que le second caressait la tête du cheval le plus rapproché. Un Allemand demanda où se trouvaient les Français. Ceux-ci avaient pris position, un peu plus loin, au carrefour du Nouveau Philippe. Croyant sincèrement avoir devant lui des Anglais, Monsieur Gustave Nagels répondit : Ils sont là, plus haut. Les quatre uhlans ne demandèrent pas leur reste et firent demi-tour ; il est probable que cette méprise évita de durs combats dans notre ville.

Les Allemands se rendirent alors place communale où ils furent reçus par la garde civique qui les accueillit également aux cris de : Vivent les Anglais. Le chef du petit groupe allemand déclara : Nous, Allemands, Fontaine, fusiller, incendier.

En effet, à Anderlues, un habitant retranché dans sa cave, avait tiré des coups de feu dans les pattes de leurs chevaux. L'officier se croyait toujours à Anderlues et voulait des représailles. On sortit des cartes d'état-major et on lui expliqua qu'ils étaient sur le territoire de Fontaine-l'Évêque. Ils consentirent enfin à descendre de cheval, demandèrent du café mais ne le burent qu'après que les membres présents de la garde civique y aient eux-mêmes goûté. Ils partirent ensuite faire rapport à leurs supérieurs, après avoir confisqué toutes les armes qui se trouvaient à l'hôtel de ville.

Vers six heures du soir, l'infanterie allemande arriva de Forchies où le Bourgmestre Despy, accompagné de ses Échevins, étaient allés les attendre. Toute la troupe traversa une ville aux volets fermés et se dirigea vers Anderlues par le Nouveau- Philippe. Ce fut tout ce que les Fontainois eurent à supporter de leur premier contact avec les Allemands; alors que de nombreuses localités connurent l'incendie, la fusillade et la torture, notre ville échappa heureusement à tous ces malheurs.
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MessageSujet: les coquelicots   Sam 28 Juin - 2:52

post de verdaniel

<BLOCKQUOTE>bonjour, vous avez surement remarqué que pour les ceremonies du 11 novembre les habitants des anciens pays du commonwealth arborent un coquelicot a la boutonniere,,
pourquoi??
simplement a cause d un poeme ecrit par un medecin canadien
le docteur MacCrae, publié le 08 dec 1915,
pour avoir l histoire de ce medecin, voyez le site medecins de la grande guerre,
je vous copie ce poeme ainsi que sa traduction
In Flanders Fields

In flanders Fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Space heard amid the guns below


We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In flanders fields.


Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.


If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In flanders fields




Dans les champs de Flandre, les coquelicots fleurissent
entre les rangées de croix qui marquent notre place
Et dans le ciel, malgré le rugissement des canons
L'on perçoit encore le chant des courageuses alouettes.


Nous sommes la Mort et pourtant quelques jours auparavant
Nous regardions l'aurore poindre et le soleil rougir en
Se couchant. Nous aimions et étions aimés et aujourd'hui
Nous Gisons dans les champs de Flandre.


Reprenez notre combat contre l'ennemi:
De nos mains qui chancellent, nous vous confions
Le flambeau qui sera vôtre et que vous tiendrez haut.


Si vous ne croyez plus en nous qui mourrons, jamais nous
Ne retrouverons le repos dans les Champs de Flandre
Ou fleurissent les coquelicots


http://www.1914-1918.be/index.php</BLOCKQUOTE>



<BLOCKQUOTE>petite precision, il est enterré a wimereux pres de boulogne,
j insère a la suite un petit article sur sa vie au front,

Le 4 août 1914, la Grande-Bretagne déclara la guerre à l'Allemagne. Comme le Canada faisait partie de l'Empire britannique, il était inévitablement en guerre et ses citoyens de tous les coins du pays s'empressèrent de répondre à l'appel de leur patrie. Moins de trois semaines plus tard, 45 000 Canadiens s'étaient portés volontaires, dont John McCrae. Il devait être en effet nommé chirurgien au sein de la première brigade de l'Artillerie royale canadienne, avec le grade de major et de commandant adjoint.
Peu avant son départ, il écrivit ce qui suit à un ami :
Tout cela est vraiment terrible, et j'y vais parce que je pense que tout célibataire, particulièrement s'il a l'expérience de la guerre, se doit de participer. J'ai plutôt peur, mais j'aurais davantage peur de ma conscience si je restais ici. (Prescott. In Flanders Fields: The Story of John McCrae, p. 77) (traduction)
Il a emmené avec lui un cheval nommé Bonfire, un cadeau d'un ami. Plus tard, John McCrae a envoyé à ses jeunes neveux et nièces des lettres qu'il prétendait être écrites par Bonfire et signées avec l'empreinte d'un sabot.
En avril 1915, John McCrae s'est retrouvé dans les tranchées d'Ypres, en Belgique, la région traditionnellement appelée la Flandre qui fut la scène de certains des combats les plus sanglants de la Première Guerre mondiale, soit la deuxième bataille d'Ypres.
Le 22 avril, les Allemands utilisèrent le chlore mortel contre les troupes alliées dans une tentative désespérée pour dénouer l'impasse. Malgré les effets débilitants du gaz, les soldats canadiens ont combattu sans relâche et ont pu tenir bon pendant 16 autres jours.
John McCrae a soigné dans les tranchées, des centaines de soldats blessés chaque jour. Il était entouré de morts ou de mourants. Dans une lettre à sa mère, il écrivit ce qui suit au sujet de la bataille d'Ypres.
J'ai l'impression de vivre un cauchemar. Les combats sont horribles. Pendant 17 jours et 17 nuits, aucun d'entre nous n'a pu changer de vêtements, ni même enlever ses bottes, si ce n'est qu'à l'occasion. Pendant tout ce temps où je n'ai pas dormi, le bruit des fusils et des mitrailleuses n'a jamais cessé, si ce n'est que durant 60 secondes (...) et comme toile de fond permanente,il y a la vue des morts, des blessés, des mutilés et la terrible angoisse que la ligne cède. (Prescott. In Flanders Fields: The Story of John McCrae, p. 98) (traduction)
La veille de la composition de son illustre poème, il perdit au cours des combats un de ses meilleurs amis qui fut inhumé dans une tombe de fortune marquée d'une simple croix de bois. Les coquelicots sauvages commençaient déjà à fleurir à travers les croix de bois placées sur les tombes. Incapable de porter secours à cet ami ni à aucun autre soldat tombé au champ, John McCrae se fit leur porte-parole dans son poème. Ce fut l'avant-dernier poème qu'il écrivit.
Peu après, il fut muté à l'Hôpital général canadien no 3 (McGill) en France, où il devint chef des services médicaux. Au départ, l'hôpital était aménagé dans de grandes tentes à Dannes-Camiers, jusqu'à ce que le froid et l'humidité nécessitent qu'on réaménage dans les ruines du collège des Jésuites à Boulogne.
Lorsque l'hôpital a ouvert ses portes en février 1916, il comptait 1 560 lits sur une superficie de 26 acres. On y retrouvait des blessés de la bataille de la Somme, de la bataille de la crête de Vimy, de la troisième bataille d'Ypres ainsi que d'Arras et de Passchendaele.

John McCrae lui-même a été fortement ébranlé par les combats et les pertes subies en France. Il est alors devenu aigri et désillusionné.
Il estimait qu'il aurait dû faire de plus grands sacrifices. Il a insisté pour vivre dans une tente toute l'année, comme ses camarades du front, plûtot que dans les quartiers réservés aux officiers. Lorsque cette décision a eu des effets néfastes sur sa santé, au milieu de l'hiver, on a dû le forcer à se loger dans un endroit mieux chauffé. Pour plusieurs, il donnait l'impression d'un homme qui n'acceptait pas de ne plus être avec son ancienne brigade d'artillerie. Après la bataille d'Ypres, il n'a plus jamais été cet homme optimiste au sourire contagieux. (Prescott. In Flanders Fields: The Story of John McCrae, p. 110) (traduction)
Pour se détendre, il faisait de longues promenades à cheval dans la campagne française avec Bonfire . Un autre de ses compagnons a aussi été victime de la guerre : le chien Bonneau qui avait adopté John McCrae pour en faire son meilleur ami.
Il oubliait temporairement les pressions de ses fonctions administratives à l'hôpital en écrivant des lettres et des poèmes. Son dernier poème, « The Anxious Dead », rappelait le thème de « In Flanders Fields », cependant, il n'a jamais été aussi populaire que le précédent.
À l'été de 1917, John McCrae a subi de graves crises d'asthme et des accès occasionnels de bronchite. Il est tombé très malade en janvier 1918, et il a lui-même diagnostiqué une pneumonie. On a dû le transférer à l'Hôpital général britannique pour officiers no 14, où sa santé a continué à se détériorer.
Le 28 janvier, après avoir été malade durant cinq jours, il rendit l'âme des suites d'une pneumonie et d'une méningite. Le jour où il est tombé malade, il apprit qu'il avait été nommé consultant médical de la Première armée britannique, le premier Canadien à recevoir un tel honneur.
John McCrae a été inhumé avec tous les honneurs militaires revenant à son grade au cimetière de Wimereux, au nord de Boulogne, près des champs de Flandre. Bonfire était à la tête du cortège funèbre, et les bottes de McCrae étaient renversées dans les étriers. Son décès a beaucoup peiné ses amis et contemporains. Un copain devait écrire ce qui suit au sujet des funérailles :
C'était une bien belle journée de printemps, aucun de nous ne portait de pardessus et la brume jaillissait des montagnes à Wimereux. J'étais vraiment reconnaissant que le poète auteur de «In Flanders Fields» repose là au soleil, en pleine campagne, qu'il aimait tellement (...) (Prescott. In Flanders Fields: The Story of John McCrae, p. 77) (traduction)</BLOCKQUOTE>


<BLOCKQUOTE>voici un petit article trouvé sur le net,
La fleur du souvenir


John McCrae a au moins eu la satisfaction d'apprendre avant son décès que son poème a connu un franc succès. Peu après sa publication, son poème est rapidement devenu le poème le plus populaire de la Première Guerre mondiale. On l'a même traduit en de nombreuses langues et il est apparu sur d'immenses panneaux-réclame pour faire la promotion des premières Obligations de la victoire en 1917. Les objectifs de cette campagne d'achat d'obligations, qui visait à recueillir 150 millions de dollars, ont été largement dépassés car elle a recueilli 400 millions de dollars.
Vu la popularité du poème, on a adopté le coquelicot comme fleur du souvenir aux morts de guerre en Grande-Bretagne, au Canada, en France, aux États-Unis et dans d'autres pays du Commonwealth.
Aujourd'hui les gens continuent de rendre hommage à l'auteur de « In Flanders Fields » en allant visiter la maison de pierre calcaire où il est né, à Guelph, en Ontario. Cette maison est devenue un musée. Il s'y trouve également un monument commémoratif et un jardin du Souvenir.
Le coquelicot symbolique et le poème de John McCrae sont toujours liés et les voix des morts continuent de se faire entendre lors des cérémonies du jour du Souvenir.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encore
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici,
Au champ d'honneur.</BLOCKQUOTE>


<BLOCKQUOTE>voici le poeme dans ma langue ,, langue de la region ou il a été écrit






In Vlaanderens velden bloeien de klaprozen
tussen de kruisen, rij aan rij,
die onze plaats aanwijzen. En aan de hemel
blijven de leeuweriken vliegen en dapper kwelen,
tussen 't geschut beneden nauwelijks te horen.



Wij zijn de Doden. Enkele dagen geleden nog
leefden we, voelden de ochtendstond,
zagen de gloed van de avondzon, beminden en werden bemind en nu liggen wij, gevelden,
In Vlaanderens velden




Zet onze strijd met de vijand verder.
Met falende handen reiken wij u over
de toorts. Aan u haar hoog te dragen.
Doet gij dit niet, dan zullen wij in deze aarde
geen rust kennen, ondanks de klaprozen

In Vlaanderens velden</BLOCKQUOTE>


<BLOCKQUOTE>

<BLOCKQUOTE>


photos du site john mac rae a boezinge pres d ypre, lieu ou il ecrivit le fameux poeme,site ouvert au public toute l année


copie de l original

</BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE>
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MessageSujet: e   Sam 28 Juin - 2:54

réponse de Sly

Le rapport entre le coquelicot et les champs de bataille avait déjà été évoqué lors des guerres napoléonniènnes, les champs se couvraient de fleurs rouges après la bataille, certainement dûe à la chaux et la nature crayeuse du sol.

Ce poème "In Flanders Fields" fut publié dans un journal britannique: une Américaine, Miss Moina Michael, décide de porter le coquelicot en hommage aux soldats morts, Lord Mac Auley lui propose que le "poppy" devienne alors le symbole du souvenir.

Le "poppy day", le dimanche qui précède le 11 novembre, voit arborer ces petites fleurs du souvenir partout: cimetières, boutonnières, personnalités publiques, sportifs, etc... les anglo-saxons ont un sens de la mémoire trés fort.

En France, il existe bien le Bleuet (à l'origine réalisé par des soldats blessés) comme symbole du souvenir mais il est loin de connaître la notoriété du coquelicot.




réponse de lawrence brawn

le poppy à commencé aux Etats Unis, puis en Grande Bretagne avec la British Legion en 1922, organisation parrainé par Haig. Il s'agit de l'un des oeuvres characatives les plus importants outre manche aujourd'hui, les fonds sont destinés toujours aux ancien militaires. En France on peut toujours achetèr un bleuet en forme d'autocollant, le 11 novembre, mais c'est rare d'en voir. Un lien plus direct que vous avez avec la Grande Guerre est la Française des Jeux, au début le loto était destiné à soutenir les gueules cassées. Cette association est toujours actionnaire dans la FDJ.
En fait McCrae est mort en 18 suite à une maladie
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