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 soldat 2eme classe Gabriel CHEVALLIER

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MessageSujet: soldat 2eme classe Gabriel CHEVALLIER   Dim 8 Juil - 20:18

post de jupiter





Gabriel Chevallier (3 mai 1895, Lyon - 6 avril 1969, Cannes) est un écrivain français.

Fils d'un clerc de notaire lyonnais Gabriel Chevallier fait des études dans divers établissements, dont un collège religieux. Il entre aux Beaux-Arts de Lyon en 1911.

Mobilisé dès 1914, il est blessé un an plus tard. Une fois rétabli, il retourne au front, où il restera comme simple soldat jusqu’à la fin du conflit. Rendu à la vie civile à la fin de l’année 1919, il exerce divers métiers, retoucheur de photographie, voyageur de commerce, journaliste, dessinateur, affichiste, professeur de dessin… À partir de 1925, il se lance dans l’écriture romanesque en utilisant ses propres expériences. Avec La Peur, il témoigne de son atroce calvaire de soldat. C’est encore sa propre vie qu’il exploite pour écrire Durand voyageur de commerce ou, en souvenir de sa détestable scolarité, Sainte-Colline.




C’est avec Clochemerle, une chronique villageoise rabelaisienne éditée en 1934, qu’il connaît le succès. Traduit en vingt-six langues et vendu à plusieurs millions d’exemplaires, l’ouvrage assure à son auteur gloire et fortune. Lorsqu’il meurt en 1969, Gabriel Chevallier laisse une œuvre abondante qu’éclipse cependant Clochemerle, toujours réédité en collection de poche[1].

Pour qui veut mieux connaître l'écrivain et son époque, le mieux est de lire L'envers de Clochemerle (1966)[2] : cette autobiographie a la même saveur que ses romans.

Un de ses livres: La Peur




La Peur est un roman de l'écrivain français Gabriel Chevallier, publié pour la première fois en France en 1930.

Dans ce récit largement autobiographique, Gabriel Chevallier raconte la terrible expérience des combattants de 14-18 face à la férocité et l'inutilité de la guerre à laquelle ils doivent participer malgré eux. Il dépeint autant l'atroce souffrance des poilus que la stupidité des « stratèges » de l'arrière qui les ont maintenus dans les tranchées du front, tandis que les planqués et les profiteurs exaltaient les valeurs guerrières. Terrés parmi les cadavres et les blessés agonisants, les « poilus » sacrifiés vivaient au jour le jour leur vie de bêtes destinées à la boucherie.

Dans une réédition de 1951, Gabriel Chevallier présente ainsi son ouvrage : « Ce livre, tourné contre la guerre et publié pour la première fois en 1930, a connu la malchance de rencontrer une seconde guerre sur son chemin. En 1939, sa vente fut librement suspendue, par accord entre l'auteur et l'éditeur. Quand la guerre est là, ce n'est plus le moment d'avertir les gens qu'il s'agit d'une sinistre aventure aux conséquences imprévisibles. Il fallait le comprendre avant et agir en conséquence. »

« On enseignait dans ma jeunesse — lorsque nous étions au front — que la guerre était moralisatrice, purificatrice et rédemptrice. On a vu quels prolongements ont eu ces turlutaines : mercantis, trafiquants, marché noir, délations, trahisons, fusillades, tortures; et famine, tuberculose, typhus, terreur, sadisme. De l'héroïsme, d'accord. Mais la petite, l'exceptionnelle proportion d'héroïsme ne rachète pas l'immensité du mal. D'ailleurs peu d'êtres sont taillés pour le véritable héroïsme. Ayons la loyauté d'en convenir, nous qui sommes revenus. »

« La grande nouveauté de ce livre, dont le titre était un défi, c'est qu'on y disait : j'ai peur. Dans les “livres de guerre” que j'avais pu lire, on faisait bien parfois mention de la peur, mais il s'agissait de celle des autres. L'auteur était un personnage flegmatique, si occupé à prendre des notes, qu'il faisait tranquillement risette aux obus. »

« L'auteur du livre estima qu'il y aurait improbité à parler de la peur de ses camarades sans parler de la sienne. C'est pourquoi il décida de prendre la peur à son compte, d'abord à son compte. Quant à parler de la guerre sans parler de la peur, sans la mettre au premier plan, c'eût été de la fumisterie. On ne vit pas aux lieux où l'on peut être à tout instant dépecé à vif sans connaître une certaine appréhension. »

« Le livre fut accueilli par des mouvements divers, et l'auteur ne fut pas toujours bien traité. Mais deux choses sont à noter. Des hommes qui l'avaient injurié devaient mal tourner dans la suite, leur vaillance s'étant trompée de camp. Et ce petit mot infamant, la peur, est apparu, depuis, sous des plumes fières. Quant aux combattants d'infanterie, ils avaient écrit : “Vrai! Voilà ce que nous ressentions et ne savions pas exprimer. Leur opinion comptait beaucoup. »

Quelques extraits du livre

- Ne croyez-vous pas, Dartemont que ce sentiment de peur dont vous parliez hier a contribué à vous faire perdre tout idéal ?
- Ce terme de peur vous a choquée. Il ne figure pas dans l'histoire de France - et n'y figurera pas. Pourtant, je suis sûr maintenant qu'il y aurait sa place, comme dans toutes les histoires. Il me semble que chez moi mes convictions dominent la peur, et non la peur les convictions. Je mourrais très bien, je crois, dans un mouvement de passion. Mais la peur n'est pas honteuse : elle est la répulsion de notre corps, devant ce pour quoi il n'est pas fait. [...]


J'en suis là...
J'ai roulé au fond du gouffre de moi-même, au fond des oubliettes où se cache le plus secret de l'âme, et c'est un cloaque immonde, une ténèbres gluante. Voilà ce que j'étais sans le savoir, ce que je suis : un type qui a peur, une peur insurmontable, une peur à implorer, qui l'écrase... Il faudrait, pour que je sorte, qu'on me chasse avec des coups. Mais j'accepterais, je crois, de mourir ici pour qu'on ne m'oblige pas à monter les marches... J'ai peur au point de ne plus tenir à la vie.
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