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 les grandes phases du conflit en France

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MessageSujet: les grandes phases du conflit en France   Mer 27 Mai - 19:11

post e youloveme82

L’objectif ici est de présenter très brièvement les principales opérations se déroulant sur le territoire français. Je n’entrerai donc pas dans le détail mais je me contenterai d’une description générale.
Les troupes françaises étaient massées au niveau de la frontière avec l’Alsace pensant que l’invasion se ferait à partir de ce point. Toutefois, le plan Schlieffen prévoit l’invasion de la France par la Belgique afin de couper les lignes françaises en deux. Face à ce mouvement inattendu, les troupes françaises reculent et le général von Moltke ordonne la poursuite des opérations en contournant Paris par l’Est. Le but de cette manœuvre est d’encercler les troupes françaises pour les forcer à signer un armistice. Joffre décide de céder du terrain pour préparer une contre-attaque victorieuse. Ici, domine toujours l’idée que le sort d’une guerre se joue sur une bataille comme ce fut le cas lors des siècles précédents. Ainsi, il demande de résister dans la Somme et l’Aisne pour préparer une ligne de résistance dans la Marne. Ainsi, du 6 au 12 septembre 1914, se déroule la bataille de la Marne dont l’un des épisodes les plus connus reste les taxis de la Marne. En effet, le général Gallieni réquisitionne 600 taxis pour amener au front près de 6 000 hommes. Cette bataille de la Marne se termine par l’ouverture d’une brèche dans les lignes allemandes dans laquelle s’engouffre la Ve Armée française et le corps expéditionnaire britannique. Cette manœuvre marque l’échec du plan Schlieffen. Toutefois, la décision de retraite allemande ne doit pas faire espérer à un recul rapide de ces derniers. En effet, dès les premiers signes de replis, les Allemands ont décidé de créer des lignes de défense sur des points tactiques à une dizaine de km en retrait du front. La création de cette ligne de défense a deux conséquences : la stabilisation du front pour plusieurs années et la « course à la mer ». Cette manœuvre se caractérise par le fait que chaque belligérant tente de déborder son adversaire en remontant vers le Nord. Ainsi, fin 1914, le front s’est stabilisé sur une ligne de plus de 700 km qui va de la mer du Nord à la Suisse. On est passé d’une guerre de mouvement à une guerre de positions.
Une autre bataille est restée dans toutes les mémoires françaises, celle de Verdun qui se déroula du 21 février au 19 décembre 1916. Si cette bataille tient une place particulière dans la mémoire française c’est que 70 % des poilus ont combattu à Verdun. Chaque famille ayant eu un combattant parmi les siens a « connu » cet enfer de Verdun. La genèse de cette bataille se fait dans l’esprit de von Falkenhayn qui, conscient de l’infléchissement démographique français d’avant guerre, voulait causer tant de pertes chez les soldats français qu’il forcerait la France à l’armistice. On retrouve toujours ici l’intention de faire basculer le conflit en une bataille. On évoque souvent la phrase de von Falkenhayn selon laquelle il voulait « saigner à blanc l’armée française ». Cette bataille de Verdun fit également entrer Pétain dans l’Histoire ainsi que le défenseur du fort de Vaux, le commandant Raynal. Cette bataille de Verdun qui a mis hors de combat 378 000 français et 337 000 allemands se solde par des conquêtes territoriales quasi-nulles.
Durant la bataille de Verdun se déroula la bataille de la Somme du 1er juillet 1916 au 18 novembre 1916. Quand l’armée allemande a lancé son offensive sur Verdun, les forces britanniques proposèrent leur aide. Le commandement français refusa, se sentant capable de faire face seul, mais demanda à ce qu’une attaque de soulagement ait lieu ailleurs sur le front. L’armée britannique en 1916 manque cruellement d’expérience puisque la majorité de ses soldats sont des volontaires des forces territoriales et de la nouvelle armée de Kitchener.
La bataille commence le 1er juillet 1916 à 6h25 par d’intenses tirs d’artillerie (3 500 coups par minute). A 7h30, l’assaut britannique est donné. En 6 minutes, le bilan des pertes anglaises est estimé à 30 000 hommes. Ce jour du 1er juillet 1916 est le plus meurtrier de la 1ere Guerre Mondiale et de toute l’histoire de l’armée anglaise avec 60 000 morts, blessés ou disparus sur 100 000 hommes engagés au combat. Cette hécatombe s’explique, entre autres raisons, par le fait que les positions allemandes étaient extrêmement bien consolidées et défendues mais également par l’ordre donné aux soldats anglais de marcher au pas sur le no man’s land ! Cette bataille s’achève par un bilan très décevant puisque les Anglais et les Français n’ont avancé que de 12 km au Nord de la Somme et de 8 km au Sud. Il n’y a pas eu de percé du front allemand. De plus, Péronne et Bapaume ne sont pas récupérés. Le bilan humain s’élève à 419 654 hommes mis hors de combat du côté anglais, 202 567 du côté français et 437 322 du côté allemand.
Le Chemin des Dames reste un épisode douloureux de l’histoire militaire française de la 1ere guerre. Cette bataille se déroula d’avril à octobre 1917. La décision de mener une bataille à cet endroit du front est d’abord formulée par Joffre puis repris par Nivelle. Le but de ce dernier est de concentrer les forces à un endroit du front pour le percer. En parallèle à cette attaque française sur le Chemin des Dames, les Anglais doivent attaquer du côté de Vimy. Toutefois, les plans français n’ont pas pris en compte le fait que les Allemands occupent cette place depuis septembre 1914 et y ont construit un ensemble défensif extrêmement compact (carrières souterraines comme la Caverne du dragon, souterrain permettant de relier l’arrière aux premières lignes ...). De plus, c’est un terrain extrêmement défavorable pour les Français puisqu’ils vont devoir escalader les pentes du plateau pour y déloger les Allemands. Lors de la préparation des plans de cette bataille, on estimait qu’une fois les deux premières lignes allemandes enfoncées, une armée de réserve permettrait l’effondrement du front allemand. Mangin espère voir progresser les troupes de 100 m toutes les trois minutes sous un tir d’artillerie ininterrompu. Une grande nouveauté dans cette bataille du Chemin des Dames est l’utilisation d’une artillerie spéciale c'est-à-dire de chars. Le 16 avril, l’artillerie doit pilonner les positions allemandes pour détruire jusqu’à la 7e ligne de tranchée. Le rôle de l’infanterie se résumerait à avancer dans la brèche ouverte par l’artillerie et éventuellement « nettoyer les tranchées ».
Toutefois, le plan ne se déroule pas comme prévu à cause des conditions climatiques, les Sénégalais souffrent du gel et les tirs d’artillerie n’ont que peu touchés les lignes allemandes. Les soldats évoluent sur un terrain boueux parsemé de trous d’obus. De plus, les défenseurs allemands surplombent les assaillants et leur réseau de communication surprend les assaillants qui se font tirer dessus à revers. Un député, Jean Ybernegaray, aurait prononcé la phrase suivante : « La bataille a été livrée à 6 h, à 7 h, elle est perdue ». En effet, en fin de journée les gains territoriaux sont minimes et les pertes s’élèvent à 30 000 morts pour la semaine du 16 au 25 avril. Face à la dureté des combats et l’impression d’être sacrifié pour rien, certains soldats désobéissent aux ordres. Le 15 mai, Nivelle est remplacé par Pétain car le gouvernement est au courant des actes de désobéissances. Entre le 20 mai et la fin du mois de juin, 150 unités vont être touchées par des actes de mutineries. Les Allemands en profitent pour lancer une grande contre-offensive. Une commission d’enquête menée par le général Brugère sur cette défaite stratégique française du Chemin des Dames révèlera que : « Pour la préparation comme pour l'exécution de cette offensive, le général Nivelle n'a pas été à la hauteur de la tâche écrasante qu'il avait assumée ». Nivelle sera muté à Alger.
L’année 1917 est également marquée par deux évènements internationaux qui vont avoir une répercussion sur le déroulement de la guerre en France. Le premier est l’entrée en guerre des Etats-Unis en avril 1917 du côté des forces de l’Entente. Cette entrée en guerre américaine est motivée par la guerre sous-marine à outrance que mène les Allemands en Atlantique. De plus, les Américains gardent en mémoire le tragique épisode du Lusitania du 7 mai 1915 qui fit 1198 morts dont 129 Américains. Voici comment le Président américain Wilson demande au Congrès de déclarer la guerre : « La guerre actuelle de l’Allemagne contre le commerce est une guerre contre l’humanité. Des navires américains ont été coulés et des vies américaines ont été perdues dans des circonstances qui nous ont profondément remués. ». Ce qui touche surtout les Etats-Unis c’est l’entrave à la libre circulation des biens et des marchandises entre l’Amérique et l’Europe.
Le deuxième événement international ayant une répercussion sur le déroulement de la Première Guerre sont les Révolutions Russes d’octobre 1917 durant lesquelles les bolcheviks renversent le Tsar Nicolas II et prennent le pouvoir. Ces révolutions ont pour conséquence la signature de la paix entre l’Allemagne et la Russie lors de l’armistice de Brest-Litovsk le 3 mars 1918.
La libération de l’armée allemande sur le front oriental a pour conséquence le rapatriement des forces sur le front occidental. Ainsi, à partir du 21 mars 1918, les Allemands lancent une série de contre-offensives : 9 avril offensive dans les Flandres, 27 mai dans l’Aisne ce qui a pour conséquence d’enfoncer les armées françaises jusque dans la Marne.
Toutefois, l’arrivée des troupes américaines à partir du mois de mars 1918 fait fortement infléchir les chances de victoire du côté de l’Entente. En effet, à partir du mois de juillet, les Américains ont déployé 1 million d’hommes et ils seront 2 millions au moment de l’armistice. De plus, l’armée allemande échoue dans son offensive en Champagne le 15 juillet 1918. Le 18 juillet, l’utilisation des chars lors de la grande contre-offensive franco-américaine dans la Marne est décisive. Le 26 septembre est décidé par Foch le lancement d’une contre-offensive générale sur le front occidental. Cette dernière est victorieuse puisque l’Allemagne subit également une agitation interne à partir du début de l’année 1918. En effet, le blocus exercé par l’Entente sur l’Allemagne a pour conséquence une détérioration des conditions de vie dans le pays et la population ne soutient plus l’effort de guerre. Ainsi, le 4 octobre 1918, le gouvernement allemand demande l’armistice au président Wilson. Cette agitation se conclue par l’abdication de Guillaume II le 9 novembre 1918 et la signature de l’armistice entre le France et l’Allemagne le 11 novembre 1918 à Rethondes. La guerre est terminée, reste à construire la paix.

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