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 mortier Louis-philippe, ses projectiles (bombe à cornes,...)

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Date d'inscription : 18/02/2008

MessageSujet: mortier Louis-philippe, ses projectiles (bombe à cornes,...)   Lun 13 Avr - 12:39

post de kz11gr et Turpinite


Lorsque la première guerre mondiale s'enlisa dans les tranchées, les Français durent bien s'apercevoir que leurs adversaires avaient su tirer leS enseignements de récents conflits, et notamment de la guerre russo-japonaise.
Les Allemands avaient mis sur pied une artillerie de siège spécialisée, à grande capacité explosive et à tir vertical sur objectif rapproché, aux tirs de laquelle les Français ne pouvaient guère répondre que par des moyens de fortune inadéquats et improvisés.
Dès Décembre 1914, les Français firent donc appel à tout ce qui pouvait effectuer un quelconque tir vertical et réalisèrent des bricolages comme le mortier Cellérier ou l'arbalète de tranchée, ou encore le lance-mines Gatard. Ils remirent aussi en service des matériels depuis longtemps périmés et oubliés au plus profond des stocks des arsenaux et fortifications. Ce fut notamment le cas des mortiers de 15 cm modèle 1838, en bronze, et dans une moindre mesure
des mortiers de 22 cm, 27 cm et 32 cm.
Le mortier lisse de 15 cm modèle 1838 était une bouche à feu en bronze, au calibre de 151,3 mm, à âme très courte, se chargeant par la bouche et d'un poids moyen de 70 kilos. Il était destiné à lancer essentiellement des obus sphériques chargés en poudre noire.
Relativement facile à transporter et à mettre en batterie, il put rendre d’appréciables services dans les tranchées.
La charge propulsive, en poudre noire sous gargousse de papier, se modulait suivant l'angle de tir et la distance de l'objectif, depuis 15 grammes (portée : 30 mètres sous 45°) jusqu'à 140 grammes ( 600 mètres sous 45°).
Plusieurs types de projectiles étaient admis
• - L'obus sphérique de 15 cm, d'un poids de 7,56 kilos en ordre de tir, armé de la fusée en bois N°3 et garni de 300 grammes de poudre noire.
• Un appareil Moisson, garni de quatre obus de 12 cm ou de 13 grenades de 4 pesant chacune 1162 grammes..
Citons également pour mémoire des boîtes à balles, abandonnées vers 1880 car tirant verticalement des projectiles inertes.
En ce qui concerne les projectiles lancés par le mortier de 15 cm modèle 1938 au cours
de la première guerre mondiale, il en a existé des sphériques, issus des projectiles du XIXème siècle, des cylindriques en fonte, et des cylindrique en bois, tôle et fil de fer.
Projectiles en bois :
Ces projectiles plus ou moins artisanaux étaient désignés sous le générique de bombes Nicole.
Il était précisé que chaque grande unité réalisait ses bombes comme elle l’entendait. Nous présentons donc ci-dessous la bombe Nicole du manuel, en bois, tôle et fil de fer.
La Bombe Nicole était construite à partir de deux plateaux circulaires, en bois, séparés par une enveloppe cylindrique de tôle mince renfermant une charge de Cheddite en cartouches.
L'amorçage était réalisé par une mèche latérale, enflammée par les gaz propulsifs et terminée par une amorce détonateur. Il y avait des bombes Nicole de 5 kilos et de 10 kilos. Les portées étaient irrégulières, et la tenue de trajectoire assez aléatoire. Faute de mieux, ces matériels restèrent toutefois en service jusque Mai 1915.
Projectiles cylindriues :
Ce modèle a été rencontré en versions de hauteurs ou de couvercles différents, mais du même ordre. Ce couvercle était tenu en place par trois boulons de 14. La base tronconique adoptait le profil interne de la chambre à poudre du mortier, mais le vent devait rester important.
L'avant du projectile dépassait de la tranche antérieure du tube du mortier, ce qui permettait cette fixation particulière du couvercle par trois oreilles dépassantes et trois boulons.
Une variante de ce projectile recevait un couvercle qui présentait un évidement en assiette dans lequel venaient se fixer deux allumeurs à traction du même principe que ceux du projectile Gatard.
Un autre projectile cylindrique en fonte, à base tronconique intérieurement renforcée par des nervures, plus court que le précédent, mais moulé d'un seul tenant, avec un fond renforcé de quatre nervures internes. Un raccord à six pans vissé dans l'oeil permettait la mise en place de la fusée concutante, après chargement en explosif. Il a également existé sans raccord, pour recevoir une fusée du type Gatard.
Le corps était réalisé au diamètre de 147 mm, mais en laissant deux surépaisseurs. Usinées au tour, celles-ci donnaient deux ceintures de guidage et d'étanchéité au calibre de 149 mm. Le projectile était pratiquement totalement introduit dans l'âme du mortier, seule la tranche avant affleurant, ce qui permettait d'ôter la goupille.
Sur une autre version, la ceinture antérieure était remplacée par des lignes saillantes longitudinales, qui évitaient le battement du projectile dans l’âme tout en en limitant l’usure.
Ces divers projectiles en fonte furent réalisés de manière semi-artisanale sur les arrières du front lorrain. A notre connaissance, on n'en découvre nulle part ailleurs.
Ils étaient chargés en explosif de qualité médiocre (de la Perdit allemande récupérée a même été observée dans l'un d'eux) et amorcés par une fusée très simple, en laiton, fusante à temps fixe s'allumant par dispositif concutant au départ du coup. En 1987, un retard de 16 secondes a été constaté.
La goupille traversante de la fusée ne s'enlevait qu'au moment du tir.
De nos jours, un tel projectile présente un risque certain si la goupille immobilisant le concuteur ne remplit pas son office.
En effet, le ressort de sécurité, déjà très faible en 1915, est actuellement toujours très endommagé, voire totalement détruit par la corrosion due au bimétallisme. La fusée peut fonctionner par simple retournement ou chute de l'engin.
L'amorce était constituée d'une douille de laiton et carton, du type d'une cartouche de chasse de calibre 16. Elle initiait une mèche elle-même munie d'un détonateur introduit dans un relais de mélinite sous carton.
Lors de sa remise en service en 1915, le mortier de 15 cm modèle 1838 put tirer :
• - Les anciens obus sphériques chargés en poudre noire.
• - Des obus sphériques semblables aux précédents, mais chargés en explosif brisant. Ces derniers projectiles étaient amorcés par une fusée en bois munie d'un détonateur débouchant dans un relais de détonation à enveloppe de laiton elle-même insérée à force dans l'oeil du projectile.
• - L'appareil Moisson et son lot de sous-munitions allumées par la charge propulsive.








Tiré par le vieux mortier en bronze , la "Bombe à Cornes" .

C'est ainsi qu'on la nomme dans le livre de lavauzelle sur les crapouillots.

Il y a une photo mais on la voit de loin (avec ses deux cornes qui sont en fait les fusées).




Ce projectile se trouve sous deux autres variantes qui utilisent la fusée ci dessous. Le mortier tirait aussi les bombes sphériques classiques.



Origine : http://humanbonb.free.fr (merci a humanbomb qui a travaillé sur le sujet)

Une des variantes :







Et du site http://bleuhorizon.canalblog.com intéressant aussi :






Seconde variante :

]

source : bleuhorizon.canalblog.com

La variante à cornes :



Posté par HB sur le forum : pages14-18

La bombe sphérique :






voici une autre photo d'un "butin" où l'on peut voir la bombe à cornes (collec. killer2lamor)





Dernière édition par Admin le Mer 25 Nov - 19:40, édité 3 fois
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MessageSujet: e   Mar 2 Juin - 12:40

photo du mortier en action (collec. killer2lamor)




une autre photo (collec. bibi_87)



une photo du mortier avec une bombe Nicole (collec. killer2lamor)



carte sur le thème (collec. killer2lamor)
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